‹ [Magasin théâtralChapitre 1038 sur 1545 · FAB!\:CI · texte numérisé non relu

FAB!\:CI

Ticnlc ans.

riu3 de doute, c'est elle.

Veuve d'un Espagnol, Isabelle, trente ans; C'est là ce qu'on m'écrit, c'est là ce que j'attends. II faut en convenir, son audace est extrême! Elle s'est établie? où? dans le palais même.

Riant.

Et ce pauvre Mendoce? Il n'a rien deviné. Ce pays-ci, vraiment, est fort bien gouverné ! J'admire, quant à moi, la haute prévoyance Du chef de la police; un incident immense, Qui doit fixer le sort de l'État et le sien...

Gaiement.

Va se passer chez lui sans qu'il en sache rien.

Devenant tout à coup rêveuse.

Quelque chose, au surplus, qui me rend moins

[tranquille.

C'est le roi, c'est ce prince indolent, imbécile. Qui de tout se fatigue et de rien ne s'émeut,

Finement.

Qu'il faut toujours contraindre à faire ce qu'il veut. Il aime l'archiduc, il le flatte, l'estime; Mais l'a-t-il nommé? non... Être pusillanime!

FABRicio, à part.

Le roi Charle, en effet, est un roi singulier ; 11 ne sait ni choisir ni faire un héritier! !

LA COMTESSE

Ce maudit testament, que toujours il médite, 11 mourra sans l'écrire ; et c'est ce qui m'irrite !

S' animant.

Contre la reine il faut que je me fâche, moi. Afin qu'elle se fâche aussi contre le roi ; Il faut qu« vers mon but ma volonté l'entraîne,

Fièrement.

Et puisqu'il n'est pas roi, c'est à moi d'être reine ! Les actes de vigueur, qui vont me précéder, Feront voir si j'étais digne de commander; Avec énergie.

Rentrons chez Raphaël.

Elle sort, Fabricii) la suit.

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