‹ [Magasin théâtralChapitre 1349 sur 1545 · CHRISTIAN, ÉRIC · texte numérisé non relu

CHRISTIAN, ÉRIC

KlUC.

Eh bien !

CHRISTIAN

Tout est prêt, monseigneur. Les quatre hommes sont à leur poste. Une barque est amarrée dans l'ombre. A minuit, dès que le major l'aliner se présentera à la cabane de Drake le pilote, il sera saisi, embarqué.

lîiuc

Il stifllt. Le reste est l'affaire de l'amiral Nordland. Parlons d'aulre chose. Et mon bal, baron Christian ? J'ose à peine vous interroger. 'Votre zèle ne saurait trioi!i[iherde l'impossible. Prévenu si tard que le fameux b.il historique, dont toute la Suède s'occupe de;iuis un mois, n'aurait pas lieu chez la reine, mais chez moi, aurcz-vous pu tout disposer, tout réunir, tout commander en si peu de temps?

CMKISTI.W.

Trois murs abattus pour ouvrir trois nouvelles salles dans les bâtiments voisins, un double escalier construit, (juatrc ponts jetés sur le jardin d'une aile à l'autre de l'hôtel, prouvent peutêtre mon zèle à complaire à votre seigneurie.

lîllIC.

Tout cela en trois heures!

CIIUISTIAX.

£t avec l'aide de huit cents ouvriers. Des tentures, des tapis, dr-s tableaux ont caché les traces de ce bouleversement, au(iueL je l'avouerai à votre seigneurie, l'hold ne résistera pas, si des réparations pronqttcs n'ont lieu.

KRIC.

Pourvu qu'il ne s'érroulo que demain. 11 nie faut ma nuit. Muel épisode dans mi vie! quelle nuit! Moi, chargé de consoler l'aristocratie suédoise de la perle d'un bal chez la reine, et dans quelle circonstance... pour (|uel motif! Mais il faut que mon bal soit mémorable comme une balnille, que mon hôtel soit pendant douze heures Paris et Venise, qu'on doute de l'existence eu !a goûtant si neuve, si étrange et si belle.

il 'orl.

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