SCÈNE PREMIÈRE
RODOLPHINE, CLAUS.
RODOLPHINE.
Quel sinistre événement I le prince Hermann» disait-on, a été insulté.
CLAUS
Oui, madame.
RODOLPHINE.
Que ii'avons-nous pu pénétrer dans l'hôtel du comte Éric! mais dos sentinelles partout! une armée! nous aurions été témoins de cette scène. Nous saurions tout. Et tu dis que Wilfrid n'est pas rentré?
CLAUS
Pas encore, madame.
RODOLPHINE.
Où peut-il être? se trouvait-il au bal du comte Eric? lui qui n'a pas été prévenu à temps du contre-ordre de la reine! s'il y était, où sera-t-il allé en sortant? tu te rappelles ses intentions... Oh! c'est impossible!... Mais il ne re.ient pas... il ne rentre pas. . . Assieds-toi, Claus, fais comme moi.
CLAUS
Vous êtes debout, madame.
Le sommeil, le froid, la fatigue m'ont un peu troublée. Claus!
CLAUS
IWadame.
RODOLPHINE.
J'ensuis sûre, il est arrivé quelque malheur à mon fils.
CLAUS
Non, madame. On vient; ce doit être lui. RODOLPHINE, apercevant la comtesse de Leuvenboiirg.
Non, ce n'est pas lui!
CLAVS.
C'est la jeune dame, celle qui a donné à monsieur Wilfrid le bracelet pour entrer au bal de la reine.
RODOLPHINE.
Elle ici! c'est pour mon fils. Laisse-nous. Claus sort.
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