SCENE IX
Les MÊMES, LÀ COMTESSE.
LA COMTESSE, à Rodolphinc.
Madame, votre fils n'a plus rien à craindre. Que Yois-je î le prince Hermann ici l
RODOLPHINE.
Oui, le prince Hermann, qui a eu pitié de la douleur d'une mère ei a pardonné Wilfrid... Ahl vous pouvez parler devant lui.
HERMANN
Dites, dites, comtesse; à tout prix je voudrais le sauver à présent.
LA COMTESSE
Il ne craint plus rien. Un autre, comme vous le savez, s'est déclaré coupable.
• WILERID, à part.
Un autre! C'est donc bien vrai?
LA COMTESSE
On m'a appelée en témoignage. .
HERMANN
Et vous êtes allée au tribunal.
LA COMTESSE
J'en sors.
RODOLPHINE.
Elle n'a pas la force de parler.
Dieu m'a donné la force de parler devant les juges. Ils m'ont dit : Cet homme debout devant vous est-il bien celui qui a frappé le prince? — Oui, c'est lui,ai-je répondu.
■WILFRID
Mais ce n'est pas lui.
LA COMTESSE
Jurez-le, m'ont dit ensuite les juges. — Je le jure.
WILFRID
Mais c'est un mensonge.
RODOLPHINE.
Ah! vous avez bien fait de mentir.
HERMANxN.
Vous avez pensé à cette pauvre mère.
LA COMTESSE
J'ai pensé... Ah! tenez, pas de second parjure, je n'ai pensé qu'à moi. A'ous avez risqué votre vie, monsieur Wilfrid, pour sauver la mienne; moi, pour vous, j'ai perdu mon âme.
RODOLPHINE, baisatit la main de la Comtesse.
Que Dieu m'entende! Je prends le parjure pour moi; que seule j'en sois punie.
WILFRID
Elle m'aime donc ! Oh! comme elle m'aime l
Adieu, je pars; la reine m'attend au château de Grimstadt.
RODOLPHINE, rcconduisont la Comtesse.
Partez avec les bénédictions d'une mère. Que mes regards vous accompagnent aussi loin qu'ils le pourront, et que ma reconnaissance ne vous quitte jamais.
HERHANN.
Le prince vous a comprise , et l'homme toui remercie.
Us sortent.
vwwwMww wwwwwvwvvwwvwkvwwvwwwwwvtwwvv