HENRI, ZACHARIE, RAOUL
ZACUARIE.
Que v?ut dire ceci?
RAOUL, courant à lui et le menant sur le devant de la scène.
Ce que cela veut dire?... cela veut dire que je sais tout.
HENRI
Que vous êtes un misérable.
RAOUL
Un infâme!
HENRI
Que nous ne nous battrons pas ; que je ne veux plus me battre, afin de vous ruiner. Ah! vous ignoriez une chose quand vous avez fait \olrc grande spcriilalioM sur les chances de ma vie, ;'est que les plus grands cxeniple^ df longévité sont dans ma famille, et que les plaisirs, les ex'ès, qui sont mortels aux autres, sont un cli'ir de longue vie pour les miens: mon trisaïeul est mortàsoixanle-
dix ans , mon bisaïeul à soixante-quinze, mon aïeul à quatre-vingts, mon père ;i quatre-vingtdix, et moi, entendez-vous, moi, il m'a été prédit que je vivrais jusqu'à cent ans !
ZACHARIE, furieux.
C'est impossible ! je ne le souffrirais pas !
HENRI, riaat.
Ah ! ah ! ah ! [Bas à Raoul en lui prenant la main.) A demain!
Raoal le suit des yeux, au fond, et lui fait des signes, puis il descend.
ZACHARIE, à part, désignant Henri puis Raoul. En voici un qui m'échappe! Je sors; je vais dire à mes gens qu'ils trouveront l'autre ici avant la fin delà nuit. Quand les grandes affaires manquent, il faut s'accrocher aux petites.
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