‹ [Magasin théâtralChapitre 1511 sur 1545 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

GAIRARD, seul.

Enfin! {il tire de son sein la lettre de Séraphine^ une lettre d'elle! la pr^ière depuis six mois! pendant que je lui écrivais, la même pensée!... Mes mains tremblent en brisant ce cachet, la joieaprèstant d'angoisses! Ah! que je suis faible ! (// tombe assis dans le fauteuil près de la table. /.tsant.)« Voici la première occasion que j'ai n trouvée pour vous écrire. Je suis bien malheu- )j reuse! » (Parlé.) Elle ne l'aime pas! [Lisant.) '< La jalousie de cet homme veille incessamment » sur toutes mes démarches... sa présence m'est «odieuse, ses emporlcmens m'etTraicnt, et je » mourrai bientôt de mes souffrances, si nul ne » vient à mon aide, n Mourir 1 clic, Sérapbiac !...

{Lisant plus bas et avec plus de réflexion.) « Si » nul ne vient à mon aide. Ah ! Claude Gairard, » vous qui m'avez condamnée à ce fatal mariage, » je devrais vous maudire! mais le puis-je? » Elle m'aimerait! « Si je vous semblais encore «belle, si vous m'aimiez d'un amour ardent, comme » autrefois... » Cette phrase n'est pas achevée. «Oh! quand viendra le moment où je pourrai » dire à mon tour : Je suis libre! » [La lettre tombe des mains de Gairard. Après une longue patise. Qu'ai-je lu? je ne sais, je n'ai pas compris. Mes pensées ont prêté à ces phrases un sens qu'elles n'ont pas. {Il ramasse la lettre.) Je ne veux pas... non, je ne veux pas les relire... et cependant, malgré moi, mes yeux avides se reportent sur ce papier... il semble qu'une puissance magique les enchaîne sur ces caractères mystérieux.

Il reste occupé à relire la lettre, immobile et le doigt posé SUT les lignes.

*VVVVVVVVVV\VVVVVVVVVVVWVVV\*/VVVVVV1^AA/V^AVVV\VVVVVVVVWVVVV\\

Page 1