LIONEL, DESVARENNES
DESVARENNES, entrant. {À part.) Lionel!
mon ennemi intime!...
LIONEL , à Desvarennes. Ah ! c'est vous , monsieur?
DESVARENNES. Moi-mêmc; ce cher ami. ..
je suis enchanté.
Il lui tend la main.
LIONEL, retirant la sienne. Je ne suis pas votre ami, monsieur, etje m'étonne que vous me donniez ce nom .
DESVARENNES. Je m'étonne que vous le repoussiez : quand on fait des affaires ensemble...
LIONEL. Des affaires!... c'est justement pour cela que je vous déteste , que je voqs hais à la mort ; des affaires où vous me vendiez le cuivre au prix de l'or, où vous escomptiez à 150 pour 100 , et toujours en ayant l'air de me rendre service, mes billets et mes lettres de change , où vous accapariez peu à peu tous mes contrats de rente , tous les litres de mes propriétés. .. voilà les affaires que nous avons faites ensemble!
DESVARENNES. Ingrat f . . .
LIONEL. J'ai pu vous subir, tant il y avait en moi d'insouciance et de désordre , mais jamais être votre dupe. ... et aujourd'hui.. .. aujoiu'd'hui que je suis blasé, désenchanté sur tous les plaisirs et tous les bonheurs de la vie, je crois qu'il y aurait encore au monde une chose , une seule qui me transporterait de joie, qui me rendrait heureux, qui me ferait rire jusqu'aux larmes, ce serait...
1)ESVarenm:s. Ce serait?...
LIONEL. De vous voir ruiné à votre tour.
DESVARENNES. Ruiué !
LIONEL. Oui , ruiné. Bonjour, monsieur.
Sortie de Lionel et de d'Arey à droite. Pendant cette scène Mathias s'est assis à la table i|uo viennent de quitter Lionel et d'Arcy. Le Carron a apporté du café et dos lii[iicurs.
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