‹ [Magasin théâtralChapitre 182 sur 1545 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Les MÊMES , UN AFFICHEUR , PEUPLE , puis ROSSIGNOL.

MATHIAS. Un million, et che n'en aurais pas ma part, goth fordom !

Ici l'afikUe se trouve à découvert, et l'un de ceuîf qui l'environnent lit à haute voix ces mots qui ressortent en gros caractères.

UN OUVRIER, lisant. « Six mille francs de récompense.

DESVARENNES. Ilciu ? qu'est-cc quc c'est?

MATHIAS. Eine affiche!

l'ouvrier, continuant de lire. Il a été perdu depuis la place Saint-Michel, n" 14...

DESVARENNES. Plaît-il ?

MATHIAS. Tiens! la maison où loge le père Maurice.

l'ouvrier , lisant. En prenant par la rue des Francs- Bourgeois, de M. le Prince, le carrefour de l'Odéon , la rue de l'Ancienne Comédie, la rue Dauphinc, le pont Neuf, etlequaide l'École jusqu'au Louvre... un portefeuille.. .

DESVARENNES. Un portefeuille!

l'ouvrier , lisant tiujours. En maroquin vert, marqué en acier sur la couverture des iniliaks G- D...

DESVARENNES. O ciel ! cc chiffre, c'est....

MATHIAS. C'ètrc le vôtre, Gaspard Desvarennes.

l'ouvrier, lisant. Et contenant en billets de banque une somme de 600 mille francs. »

TOUS. 600 mille francs !

IS

MATHIAS. Le million il être envolé.

DESVARENKES, poussatit un cH de désespoir et courant à ceux qui lisent et entourent l'affiche. Ah! qu'est-ce que vous dites? ZiOO,000 francs! un portefeuille!

i/ouvRiER. Oui certainement , un portefeuille perdu par un pauvre vieillard qui a été renversé par un cabriolet là-bas, près du Pont-Neuf; on l'a transporté évanoui, blessé, au corps de garde du Louvre, et quand il est revenu à lui , il s'est aperçu qu'il lui manquait son portefeuille.

ROSSIGNOL, sortant de la foule , à part. Et ce qu'il y a de pire , c'est qu'il n'est pas entre mes mains; où diable peut-il être? on me l'aura volé. Cherchons toujours.

Il sort au premier plan, à droite, par une issue qui se trouve devant le café. Pendant ce temps, Desvarenues s'est élancé sur l'affichr'; il l'a arrachée, et redescend le tliéàtrc suivi do tous les autres; il la relit bas avec avidité.

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