REPRISE DU CHOEUR
Vivre d'industrie, etc.
CHALUMEAU. Te Yoilà donc , mon bon Bagnolet ?
BAGNOLET. Oui , les enfants , et avec un camarade , un ami dont je réponds. Ça vous va-t-il?
CHALUMEAU. Nous tâcherons d'arranger ça... Poplard , faut des oreillers en plus ; va me chercher deux pavés : moi , je vas rélargir le sommier. Venez m'aider, vous autres.
Chalumeau , Poplard et Plure d'Oignon vont au bateau, les autres remontent la scène, Didier et Bagnolet se trouvent seuls sur le devant.
DIDIER. Eh quoi ! c'est parmi des vagabonds que je dois retrouver mon frère!... je comprends maintenant pourquoi tu as voulu nous affubler de ce costume.. . cette blouse... sous laquelle se cache parfois le bohémien , mais qui recouvre aussi le brave et honnête ouvrier. . .
BAGNOLET. Justement... avec ça on ressemble à tout le inonde.
DIDIER. Et tu es certain que c'est ici...
ËNS DE PARIS. 13
BAGNOLEF. Qiic Paul vicni c(>iîc!icr depuis huit jours; j'en suis sûr... mais ce que j'ai encore à vous apnroiKlre, c'est ([ue nous ne sommes pas seuls à sa recherche.
DIDIER. Comment? que veux-tu dire?
BAGNOLET. Que deux autres viendront ici comme nous , Montorgueil et Digonart.
DIDIER. Je ne les connais pas.
BAGNOLET. Nou ; mais je les connais , moi , et je suis bien sûr qu'il y a là-dessous quelque machination.
DIDIER. Ces deux hommes sont donc...
BAGNOLET- Dcux boliêmes finis...
DIDIER. Eh bien , puisque je veux savoir quelle est sa position , connaître ses malheurs ou ses fautes, son passé, et ses projets pour l'avenir, restons... et observons bien... Mais comment savoir s'il est déjà ici?...
CHALUMEAU, Sortant du bateau. Là...
voilà qui est fini ; l'appartement est prêt.
POPLARD. Chut! j'entends des pas.
CHALUMEAU , bas. C'est peut-être encore une patrouille.. . tiens, on descend l'escalier.
POPLARD. Est-ce que ce serait encore des nouveaux locataires ?
CHALUMEAU. Eh ! non, c'est des messieurs,' c'est trop bien mis pour nous.
BAGNOLET , bas à Didier. Je les reconnais , ce sont nos hommes.
H l'emmène à l'écart, à droite.
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