‹ [Magasin théâtralChapitre 227 sur 1545 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

Les MÊMES, MONTORGUEIL, DIGONARD.

MONTORGUEIL . Deux mots, s'il vous plaît, mes amis!

CHALUMEAU, effrayé. Hein ?. .. de quoi?. .. qui vive ?

DIGONARD. Ne craignez rien ; nous ne vc nous pas troubler vos ébats nocturnes : mon sieur et moi , nous sommes à la recherche de quelqu'un...

CHALUMEAU. Quelqu'un ?.. . connais pas... nous n'avons personne de ce nom-là.

MONTORGUEIL. Dites-moi, mes bons amis, n'avez -vous pas remarqué ici depuis quelques jours un jeune homme, pauvrement vêtu , mais d'une figure distinguée?

PLURE d'oignon. D'une figure distinguée?

C'est peut-être moi qu'y cherchent.

CHALUMEAU. Attendez donc , j'ai peutêtre ben votre affaire... Comment qu'y se nomme vot' jeune homme ?

DIGONARD. Il se nomme Paul Didier.

DIDIER. Paul Didier !

CHALUMEAU. Paul Didier !

PAUL , qui se tenait couché au bas de la pile dupant. Mon nom!... [Ser approchant.) Hein, que me veut-on? qui m'appelle?

MAGASIN THÉATRxVL.

DIGONARD. C'est lui !

MOMORGUEIL. C'est lui-même 1

DIDIER. Le voilà!,..

PAUL. Digonardl... Montorgueil !

CHALUMEAU, àpavt. Tiens , tiens, tiens... y se connaissent.

PAUL. Que me voulez-vous? quel motif vous amène ici ?

MONTORGUEIL. Tu vas le savoir; mais d'abord fais éloigner ces braves gens.

PAUL. Veuillez me laisser , mes amis.

CHALUMEAU. Ça Suffit... du moment que c'est un secret entre ces messieurs et vous... on s'en va... Allons tous coucher.

TOUS. Allons-nous coucher.

Ils entrent dans le bateau.

BAGNOLET, bas. Ici, nous pourrons tout entendre.

lU se placent tous deux à droite, Bagnolet derrière un tonneau, Didier dans l'ouverture du bateau à charbon, et écoutent.

DIDIER. Dans quel état, grand Dieu!... Oh! mon cœur se brise... et je voudrais...

BAGNOLET. Silence , et écoutons.

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