LOPE, MA^UEL
LOPE, jetant son manteau.
Enfin !. . . (Examinant.) Cette avenue couverte . . ce pavillon... oui, c'est bien cela!... Suis-moi, Manuel!...
MAncEL, l'arrêlant.
Qu'allei-vous donc faire?
LOPE, avec rage.
Me venger!...
MANUEL
Vous venger!... vous me faites frémir I... Et* sur qui? sur qui ?
LOPE
Sur l'ingrate qui m'a trompé, qui a couvert mon nom d'opprobre et de boue!. . sur celle que j'aimais plus que ma vie!... sur ma fille, qui, en cessant d'être pure, en devenant infâme, a brisé tout mon bonheur, et m'a déshonoré... Viens, viens, Manuel !
MAXUEL, se jetant entre Lope ei le pavillon.
Au nom du ciel! un moment!... Le voilà donc le secret de ce morne désespoir, de ce lugubre silence que rien n'a pu rompre durant les cent lieues qui nous séparent de Madrid!... Le voilà donc eïpliqué ce regard terrible et menaçant qui accompagna, il y a deux jours, l'ordre de vous suivre!... 0 mon généreux bienfaiteur ! rappelez votre raison, chassez de votre esprit ces pensées de meurtre qui l'assiègent!
LOPE, avec égarement.
Laisse-moi I