LAUNAY, MISS FANNY, PRECIGJN Y
Mme PERSCOFF. Au fait, dire qu'elle ne sort pas... et cela pour sortir avec l'autre... c'est piquant!...
LAUNAY, à pari. Un mensonge, et à cause de cet homme qui se jette sans cesse entre elle et moi.
M""^ PERSCOFF, à de B riche. Elle a vu M. Launay en descendant de monture.
DE BRICHE, de même. C'est fort drôle !..
M""* PERSCOFF. S'ils pouvaient avoir une scène !
HENRIETTE. Oh ! que ce serait bon I
LAUNAY, à miss Fanny, qui entre , en la saluant profondément pour donner le change sur ses paroles. Miss, vous aviez sans doute reçu l'ordre de me dire que vous ne sortiez pas ce matin?..
F AN N Y, /«rréVe, pose sa main sur le bras d'hdouard. Edouard, ne me retenez pas... voyez les regards malins de ces femmes arrêtés sur nous... et puis sir Burns vient derrière moi...
LAUNAY, la retenant. Eh bien î que peut faire ce sir Burns?
FANNY, suppliant. Pas un mot de plus, je vous en supplie ..
Elle se débarrasse de ses tnaiii^ cl :(;\lu'.
M""* PERSCOFF. Ah ! la voilà partie !
M™* SAINT-ARNAL. Je VOUS conseille de faire de même pour vos toilettes.
PRÉciGNY. Oh ! ces dames ont tout le temps.
DE BRICHE. M^'* Henriette se souviendra que je l'ai engagée pour la première contredanse.
M""" PERSCOFF, gracieusement. Ma fille ne l'a point oublié... Monsieur de Précigny, je compte sur vous pour valser tantôt...
PRÉCIGNY. Comment donc, madame!
trop heureux... {A M""" Saint-Arnal.) Ahl comme j'aurai une entorse. ■.
DE BRICHE, à Précigny. Venez donc , Précigny, me donner votre avis sur un réquisitoire contre le journal du département, qui se mêle d'écrire que l'introduction des casques en cuir dans l'armée est un stratagème du gouvernement pour faire renchérir les chaussures.
PRÉCIG^Y. Avec ces dames, volontiers.
M"""^ PERSCOFF. Certainement... { A su fille.) Henriette, prends le bras de M. de Briche ; M. de Précigny va me donner la main.
PRÉCIGNY, à part. Oh! meâ culpâ!....
tneà culpâ...
M™^ SAINT-ARNAL, riant. Vous avez bien raison, c'est votre faute.
Ils sortent.