SCENE VII
Les Mêmes, BURNS.
BURNS , oiwrant la porte de sa chambre. Pardon, mille pardons... mais veuillez parler un peu moins haut.
DE BRICHE. C'est monsieur qui par des réflexions inopportunes...
PRÉCIGNY. Tenez, voilà M. Burns.
BURNS. Ah!., monsieur du Tremble, c'est vous.
CHARLES. Eh quoi,mylord,sir Burns et vous sont une seule et même personne ?
Bl'RNS. Je vous expliquerai cela tout-àl'heure...
M"^ PERSCOFF. Voilà le vieux qui est un lord, à présent.
DE BRICHE. Un lord qui se cache , et père sans vouloir le paraître.
BURNS. Pourquoi n'avez-vous pas accepté mes offres à Toulon?
M"'" SAiNT-ARNAL. A Toulon , à Toulon !...
BURNS , à Charles. J'entends du bruit.
pardon, je suis à vous à l'instant.
M""* SAiNT-ARNAL. Si ce vieux était un échappé du bagne !
M""' PEHSCOFF. Au fait, à Toulon...
DE BRICHE. Vous, me donnez une idée.
HENRIETTE. M. Edouard est peut-être innocent.
jjme PERSCOFF. Dire qu'il aurait pu
épouser la fille d'un Voilà ce que c'est
que de ne pas prendre garde.
PRÉCIGNY. Un moment donc , n'allons pas si vite avec des propos en l'air.
M""* SAINT-ARNAL , à Précigny , C'est vrai , ce cher monsieur , parce qu'on est un lord, ce n'est pas à dire qu'on soit un... C'est qu'il me doit encore lekilot de tabac d'Espagne que miss Fanny m'a demandé hier pour lui.
PRÉCIGNY. Prenez garde que de Briche vous entende.
M"" SAINT-ARNAL. Lui... je lui en ai fait prendre une livre.
BURNS , rcoenant. Elle ne peut reposer, mais elle est plus calme.
DE BRICHE, à Burns. Nous vous laissons; si vous avez besoin de nous, nous sommes au salon ( A M""' Verscoff.) Vous serez plus à votre aise pour causer.
CHARLES , à sa femme. Passe au salon avec ces danies, j'irai t'y rejoindre.
L'AGRAFE
»e9eeoQG@d