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SCENE II

Les Mêmes, FLEURETTE, ayant un petit panier rempli de jolies fleurs.

ANDRÉ, l'apercevant. Ah I voilà ma petite Fleurette !

JEAN. Fleurette...

FLEURETTE. Bonjour, mon père, bonjour. . .

ANDRÉ. Bonjour, ma fille... Eh bien !

où vas-tu donc?

FLEURETTE. Mon père, ne me retenez pas, je viens de cueillir ces jolies fleurs que jyjœe \^ reine m'a demandées, et je cours les lui porter,

ANDRÉ. Comme te voilà parée!

FLEURETTE. C'est que je n'aurais pas voulu être en retard pour la fête de tout-àl'heure; je me suis dépêchée... Est-ce que j'ai mal fait, mon père, dites ?

ANDRÉ. Non , sans doute... sais-tu que je ne t ai jamais vue si fiaîche et si jolie ?

FLEIRETTE. En vérité!

ANDRÉ. Oui, vraiment, tu vas faire plus d'une jalouse.

FLEURETTE. Vous crovez, mon père?

ANDRÉ. .T'en suis siîi-... (y^ />ar^) C'est un beau brin de fille tout d' même. {A Gabriel.) Mais, voyons, Gabriel, encore un coup de main, et tout sera dit.

Ils transportent une petite ecbelle, et attachent des guirlandes.

FLEURETTE, à part. Oh! tant mieux! si je suis un peu jolie, Henriot me verra, je lui plairai davantage... que je suis contente I Eh! mais voilà déjà que j'oublie que je lui en veux, que je dois être fâchée contre lui , car il n'est pas venu aujourd'hui, comme tous les jours, à l'heure de nos rei;dez-vous du matin. Oli ! le méchant ! moi qui l'attendais... oh! oui , je le gronderai, je le punirai, je l'en. brasserai deux fois de moins... Je dis cela, et je suis sûre que dès. que je le verriii, dès que je l'entendrai me dire Fleurette, je t'aime! je n'en aurai plus le courage:

c'est qu'il est si gentil! et puis, je l'aime

tant aiîssi, moi! Oh ! mais c'est égal, je le gronderai toujours.

GAiniKL. Ah ! voili h-' père Molina.

TOUS. Le pèie Molina!

FLiiURETTE. Mon père , je vous laisse.

Je cours porter tout cela, et je reviens au plus vite.

ANDRÉ. C'est cela. Va, ma fille, hâtetoi !

FLEURETTE, à part, en s'éloignant.^a même lempsje tâcherai de rejoindre Henri, pour le gronder plus tôt.

Elle sort.

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