‹ [Magasin théâtralChapitre 388 sur 1545 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

Les 3ÎEMES, excepté FLEURETTE, MOLINA.

MOLINA. Que le Seigneur soit avec vous, mes enfans !

ANDRÉ, le saluant. Seigneur prêtre...

MOLir , à Jean. Vous voilà, mon fils ?

JEAN. Oui, mon père, je vous salue.

MOLINA, après avoir tout examiné. C'est à merveille, mes amis; on ne ferait pas mieux pour une fête à Dieu et aux saints. Charles de Franct sera satisfait, c'est un digne prince que le ciel réserve à de hautes desiinées.

ANDRÉ. Seigneur prêtre, son cousin, Henri de Navarre, ne restera pas en arrière ; c'est un digne prince aussi.

GABRIEL. Va qui est bon et courageux.

MOLINA. Oh! sans doute, sans doute, messire Henriot e.st un prince de haute espérance , rempli de brillantes qualités... (à/7«'7)oui, mais hérétique; prince qui sera fort et puissant dans l'avenir, caractère que rien ne fera plier; dangereux ennemi pour notre cause, si Dieu ne nous vient en aide et ne l'amène à nous.

GABRIEL, à André. Qu'est-ce qu'il a donc à marmotter tout bas, comme ça,

Ici on entend dans le lointain des acclamations : 'Noèl, Noël, vive messire Henriot!

MOLl\A. Qu'est-ce que cela?

ANDRÉ. C'est noire jeune prince de Navarre qui revient de ses courses du matin. Nouvelles acclamations.

MOLINA, à Jean. Quel oubli de toute dignité ! ah! qUille différence entre lui et sou cousin < harles de France ! Vous ver- ! réz, mou fils.

j Ici les acclamations redoublent.

^W^-WWX^X-WVWWWWW

Page 1