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Les Mêmes, UN PAGE
LE PAGi:. Madame la reine, monseigneur Chai les de France, en compagnie de ses fidèles seigneurs et de ses féaux hommes d'armes, arrive à l'instant ; messire Henriot est avec eux. Les voici.
SCE>E ÏX.
CHARLES IX. HENRI, LA GAUCHE- RIE, MOLINA. ANDUÉ,'JEAN, GA- BRIEL, JKANNE D'ALBRET, M'i« DAYELLE. FLIXRETTE, Paysans, Pavsan.^ks, Seignecrs, Peuple, Hommes d'armes, etc., etc.
CHOEUR nE PATSAITS ET D^RCBEKS.
Tive le roi de France !
Salnons en ce jonr Son ancusle présence Et son heureux retour.
Acclamations universellet.
JEA\\E, à Cluiile<. Servez le bienvenu, sire , nous sommes toujours heureux de votre présence en notre château de Nérac.
en AU (.ES. Madame . n-'us vous remercions de votre bon et loyal accueil. Bonjour, messirede La Gaucherie. Notre mère, la reine, strait v» nue volontieis vous faire visite, mais elle est retenue au châtiau d'Agen par ordre de notre docte médecin, Ambroise Paré.
JEANNE. On m'a déjà rassurée sur cette maladie , qui sera courte , je l'espère. Plaise à Dieu que sa majesté nous dédommage bientôt!
f.UAKLES. Il faut , madame que je remette entre vos mains le dépôt qu'on m'a confié. Voici M"« d'Ayelle, son père est verni nous saluer à notre château d'Agen ; il vous amenait sa fille, mais, subitement rappelé ilan-î Ses domaines, il nous a pries d'eire ses chevaliers.
Ji.AN.NK. .le vous atlt ndais , mademoiselle; soyez la bienvenue, votre place est marquée parmi mes demoiselles d hon- ^ neur. ISous aurons soin que vous u'ayex
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pas trop à regretter d'avoi» quitté votre famille.
m''<"d'ayeli.e. i^Fadaine, mon père est un fidèle Navairois; il m'a élevée dans le lespéct et l'amour de mes souverains.
JEA^NE, à ses demoiselles d'honneur. Mesdemoiselles Lerebours et deFosseusie, voici votre nouvelle compagne.
riENRlOT, à Charles. 3lon beau cousin, puisque nous voici tous réunis, vous plairait-il de donner le signal de la fête en nous rendant de suite au tir à l'arbalète? tout est disposé.
CHAiiLts. Volontiers; mais pardon, attendez, je voudrais auparavant... (^A Molina.) Seigneur prêtre?
MOLIMA. Sire?
CHARtÈS. C'est aujourd'hui Saint-Barthélemy, un saint que je révère particulièrement; m'est-il loisible de me livrer aux auiusemens qu'on prépare?
MOtlNA, hyfiocritewent. Sire, Dieu est indulgent pour les rois, pour les rois de notre vraie j-eiigioii. Il permet des distractionsà ceux qui le servent comme vous.
CHARLES. Merci , seigneur prêtre. (^A Hiitri.) Venez, mon cousin de Navarre, et que Dieu nous soit en aide.
HEMiiOT, apiirt. Et notre adresse aussi.
JEA^NE, à M^^^ d'Ayelle. C'est à vous, mademoiselle , qu'il appartient de remettre les traits aux mains des combattans.
Eu disant ceci, elle prend un carquois plein de flèches qu'elle remet à M^e d'Ayclle.
m"'' ly'AYELLE , s inclinant. Ab ! reine, c'est if<^p d'honneur.
cn\ULr.s. Privilège de la beauté.
»E\niOT, bas à Fleurette. Fleurette, sois pi'ès de moi, bien près : ton doux regard me guidera.
JEA\\E, à La Gaucherie. Je tremble, La Gaucberie.
LA ^iAiîCHERiE. Et moi, j'espère, madâfme.
JE ANIMEE. Allons, rtiesseigneurs, partons, partons.
La conr sort d'abord ; tont le monde ensuite , excepte Molina et Jean.