SCENE II
Les Mêmes, PIERRE, LAZARE.
LAZARE, frappant sur une table du café. Holà ! garçon !
LE GARÇON, dans la coulisse. Voilà !
CARDAILLAN. Des pratiques!... A votre po.ste. .. moi, je vais au mien.
PREMIER FRAUDEUR. A cette nuit , Cardaillan.
CARDAILLAN. A Cette uuit, soit! mais profite.du jour pour passer les marchandises...
DEUXIÈME FRAUDEUR. C'est couvenu !
Les deux Fraudeurs sortent du côté des boulevards extérieurs, Cardaillan rentre dans Paris.
PIEHRE. Eh bien ! ne viendra-t-on pas?...
UN GARÇON. Voilà, voilà, messieurs!...
LAZARE. Une bouteille de bière.
PIERRE. De la bière, fi donc! ça n'est pas rafraîchissant. ..
CARDAILLAN. Del'orgeat, delà limonade...
PIERRE. Apportez-nous une bouteille de vin.
LE GARÇON. A l'iustaut, messieurs... (Bas à Cardaillan.) Monsieur, ils ont demandé du vin.
CARDAILLAN. Je l'ai bien entendu.... Eh bien , donne-leur de ce petit vin que nous passons en contrebande,
LE GARÇON. Compris.
Il rentre dans le café.
PIERRE. Eh bien ! ce vin?
CARDAILLAN. Voilà, monsieur ... on esta la I ave!...
Il rentre dans le cale.
LAZARE, .le ne vois pas Jacques; c'est pourtant bien ici qu'il nous a donné rendez vous.
PIERRE, il ne peut larder... As lu des cigares?...
MAGASIN THEATKAL.
LAZARK. lin voici. (// lui donne un cigare.) Mais celte boulciiie n'arrivera donc pas ?. . .
CARDAILLAN. Voilà, messieurs... voilà
(// retient avec une bouteille et deux verres. ) Vous êtes ^cr*i; goûtez-moi ça, c'est du bon, ce n'est pas comme à la barrière.
LAZARE. Combien ?
CARDAtLLAN. Dcux fraucs cinquante.
PIERRE. Deux francs cinquante?
CARDAiLiAN. Cacbet vert, niessieurs
c'est pas comme à la barrière, il faut payer rentrée.
LAZARRE, payant. Voilà !
CARDAILLAN. Merci. [A part.) Et W y en a qui me demandent pourquoi je ne m'installe pas en dehors de Paris... pas si bêle !
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