LA COMTESSE, MARIE
LA COMTESSE, faisant entrer Marie. Venez 1 c'est ici !
MARIE. Où suis-j e
LA COMTESSE. Dans mon hôtel, Marie!
Mais pourquoi cet eiïroi ?
MARIE, qui a prêle l'oreille. Je n'entends plu.s rien... aii!
LA COMTESSE. Qu'avez-vous donc? Marie?
MARIE. l'ardoniiez, madame, mais ce qui vient de se passer sous mes yeux, lorsque tout ù l'heure nous traversions la ville au milieu du combat, ces cloches ([ui retentissent encore à Dion oreille et qui sonnaient un glas funèbre, ces soldats... ces torches, ces cris forcenés, ce sang...
LA coM PESSE. iUssurcz-vous , mon ciifanL.. Ilelasl dans ces temps de discorde <i de guerres civiles, (|ue de fois un tel spectacle .s'est offert ii mes yeux! et j'ai dû cacher en moi-même l'horreur et la pilic (fue m'inspirait tour à tour la défaite et la victoire... mais qu'avez-vous encore, Marie ? pourquoi ces nouvelles terreurs?
MARIE. Ah! madame, j'y songe; mon protecteur, celui qui fut le vôtre à Melun, Maurice est au milieu des combattants...
LA COMTESSE, à elle-même. Ah 1 c'est vrai, et lui, si brave, ii aura cherché dans la mêlée le plus terrible adversaire.
AIARIE. Qui donc, madame?
LA COMTESSE. Le plus rcdouté des parti-
sanls du dauphin mais, non... celui-là,
Lionel l'aura lue...
MARIE. Mais qnidonc, madame, qui donc?
LA COMTESSE. Eli bien! c'est... {Apercevant le maréchal.) Lui!
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