‹ [Magasin théâtralChapitre 458 sur 1545 · LA COMTESSE, MARIE · texte numérisé non relu

LA COMTESSE, MARIE

LA COMTESSE, faisant entrer Marie. Venez 1 c'est ici !

MARIE. Où suis-j e

LA COMTESSE. Dans mon hôtel, Marie!

Mais pourquoi cet eiïroi ?

MARIE, qui a prêle l'oreille. Je n'entends plu.s rien... aii!

LA COMTESSE. Qu'avez-vous donc? Marie?

MARIE. l'ardoniiez, madame, mais ce qui vient de se passer sous mes yeux, lorsque tout ù l'heure nous traversions la ville au milieu du combat, ces cloches ([ui retentissent encore à Dion oreille et qui sonnaient un glas funèbre, ces soldats... ces torches, ces cris forcenés, ce sang...

LA coM PESSE. iUssurcz-vous , mon ciifanL.. Ilelasl dans ces temps de discorde <i de guerres civiles, (|ue de fois un tel spectacle .s'est offert ii mes yeux! et j'ai dû cacher en moi-même l'horreur et la pilic (fue m'inspirait tour à tour la défaite et la victoire... mais qu'avez-vous encore, Marie ? pourquoi ces nouvelles terreurs?

MARIE. Ah! madame, j'y songe; mon protecteur, celui qui fut le vôtre à Melun, Maurice est au milieu des combattants...

LA COMTESSE, à elle-même. Ah 1 c'est vrai, et lui, si brave, ii aura cherché dans la mêlée le plus terrible adversaire.

AIARIE. Qui donc, madame?

LA COMTESSE. Le plus rcdouté des parti-

sanls du dauphin mais, non... celui-là,

Lionel l'aura lue...

MARIE. Mais qnidonc, madame, qui donc?

LA COMTESSE. Eli bien! c'est... {Apercevant le maréchal.) Lui!

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