‹ [Magasin théâtralChapitre 466 sur 1545 · SCÈNE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIERE

LAMBERT écrit à son bureau; MARIIÎ

porte utie tasse au Docteur ; HILARION

range divers objets.

HILARION, à part, à Marie. C'est une ordonnance qu'il écrit.

MARIE , donnant la tasse au Docteur.

Toujours occupé de secourir autrui, vous ne songez jamais à vous-mênic.

LE DOCTEUR, prenant la tasse. Mais vous êtes là, mon enfant... ( Il boit.) Depuis le jour où, pâlo, accablée, mourante, vous êtes entrée dans cette maison, le bonheur y est venu avec vous pour le pauvn; Lambert.

MARIE. Oh ! mon dévouement n'égalera jamais ma reconnaissance; vous avez rendu Maurice à la vie!

LE DOCTEUR, l'ili ! mes soins ne snnl-ils pas dus à tout c(! qui souffre ? devant les intrigues et l'émeute, je me sens faible et timide; mais de belles et bonnes maladies, mais une

contagion homicide ! ah ! voilà ce qui me convient! parlez-moi de cela, je me sens là sur mon terrain!... {Se rem.etlant à son bureau.) Hilarion, tu porteras cette ordonnance à l'échevin de la rue Saint-Pierre-aux-Bœufs.

HILARION. Celui qui a été estocade par un truand, la nuit dernière?

LAMRERT, acec liumcur. Tais-toi... Mais il me semble que déjà le jour baisse, et pourtant je n'ai pas encore vu le maréchal.

MARIE. Ce retard m'inquiète... car depuis l'instant où il nous a coiidniis ici, Maurice et moi , au sortir des catacombes, il n'a pas manqué un seul jour à venir.

HILARION. Et ça ne l'avançait pas à grand'cliose, vu que noire maître ne le laissait pas entrer, pas jilns qu'auciui de nous, dans la cliainl)r(! du malade... (pielquefoisça me faisait pitié de le voir jeter des yeux tout pleins (le larmes, par la porid entr'ouverte. .. Ohl s'il avait tenu le jeune Maurice dans ses bras, bien i>ùr qu'il l'aurait étouffé de caresses I

LA PESTE NOIRE

LAMBERT. Oui!.. . et la contagion !.. . vous croyez peut-être qu'elle aurait respecté le maréchal à cause de son titre de père?... Eh mais, j'entends du bruit... Hilarion, va voir... si c'était Hélène... la pauvre Hélène, dont les disparitions subites nous ont plongés tant de fois dans un si douloureux étonnement I

HILARION. Et dire que celte fois toutes vos recherches ont été inutiles !

MARIE. Mon Dieu, que peut-elle être devenue?

HILARION. J'aperçois monseigneur le maréchal.

LAMBERT. Ah! qu'il soit le bienvenu...

toi, vite... va porter cette ordonnance... en attendant que j'aille moi-même...

MARIE. Affronter tant de dangers à votre âge!

LAMBERT . Plus OU est vieux, moins on risque... d'ailleurs, la maladie n'aime pas les médecins, jalousie de métier... Allons, va, val...

HILARION. Je cours.

MARIE, à part. Hélas! quelle serait la douleur du comte s'il savait que Lionel n'est pas le père de Maurice !

Îambert. Oh ! taisons-nous I

HILARION, ouvrant la porte au Maréchal.

Monseigneur, donnez-vous la peine d'entrer.

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SGÈNE II.

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