‹ [Magasin théâtralChapitre 514 sur 1545 · LE C03ITE, MONVAL · texte numérisé non relu

LE C03ITE, MONVAL

MOWAL , à part. Grand Dieu ! — Elle part...

LE COMTE , a part. Jamais elle ne m'a paru si belle... {Haut.) Eii bien, quas-lu donc, mon ami' Te voilà encore soucieux et trisle... En venté, lu deviens fou.

MONVAL. Ou sage... car je suis terriblement ennuyeux, n'est-ce pas?

LE COMTE. Pas mal.... Toi qui étais si gai , qui te ntoquais de tout... On dit, et sans horreur je ne puis le redire...

MOWAL. Quoi donc?

LE COMTE. Que c'est l'amour... {Monoal soupire.) Allons , c'est fini , tu es un iiomme perdu. On te traite donc bien mal?

on est donc bien coquette , bien capricieuse !.. .

MOWAL. Fais-moi grâce de tes conjectures , mon ami : tu es à côté de la vérité, et tu ne la rencontreras jamais... Tu ne sais pas , tu ne veux pas savoir qu'il est des femmes... non pas, qu'il "est une femme dans le monde qui n'eut jamais un caprice , jamais un tort ; qui n'a jamais compris le plaisir d'humilier une rivale, ni d'exciter l'admiration; dont l'ame élevée n'aperçoit des petits intérêts de la vie que les maux qu'elle peut consoler ; et à qui la vertu est si naturelle qu'elle n'imagine pas qu'on ait remarqué qu'elle est la plus vertueuse et la plus belle des femmes.

LE COMTE. Et toi , tu as découvert cette merveille?... Dans quel pays inconnu i"

MO.WAL. 3Ion ami, les cho.ses merveilleuses manquent beaucoup moins dans ce monde que les gens capables de les découvrir.

LE COMTE. Il me semble que tu nous traites avec bien du mépris , nous autres, qui avons le malheur de ne pas rencontrer de femmes parfaites. Nous sommes assez à plaindre , et tu ne devrais pas encore nous accuser... Ce n'est pas notre faute.

MO^VAL. Qui sait?

LE COMTE. Je t'assure que moi j'aicherché , cherché...

MOMVAL. Oui , tes recherches ont été nombreuses.

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