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GAGEROT, PONTOIS, EULALIE, M"»» DUPLESSIS

(Madame Duplessis passe aussitôt dans la cliambre de gauclie.)

GAGEROT, allant a Eulalie.

Bonsoir, Eulalie ; bonsoir, ma fille !

EULALIE

Bonsoir, monsieur Gagerot; je ne vous savais pas au château.

GAGEROT.

Je disais à ton père que j'y suis venu sur une invitation de M"^ de Soubiran... (La regardant.) Mais tu es bien pâle ce soir, ma pauvre enfant.

PONTOIS

C'est vrai, Eulalie, et je te croyais déjà couchée;

il est lurd!

EBLALIE.

Oui , mon père ; mais madame la marquise paraît désirer que je passe encore cette nuit près

d'elle.

PONTOIS, vivement.

Celte nuit, ce n'est pas possible.

EULALIE

Mais, mon père...

PONTOIS, de même.

Je ne le permettrai pas I Je ne le veux pas 1

EULALIE

Mais cependant, mon père, je dois obéir.

PONTOIS , riulerrompaut.

A moi d'abord I et je vous défends de veiller cette nuit.

EULALIE, à Gagerot.

Monsieur Gagerot...

GAGEROT.

Allons, Pontois! ton motif est fort bon, sans doute; tu crains qu'Eulalie ne se fatigue, et tu as raison ; mais tu sais que les malades ont leurs exigences; et, malheureusemeut, ce sera peut-être une des dernières de M-^^ de Soubiran.

EULALIE, avec aitendrissement.

Oh! oui, monsieur Gagerot; oui, mon père! et si le malheur veut que je perde bientôt ma bienfaitrice, laissez-moi du moins la consolation de satisfaire ses moindres désirs, jusqu'à son dernier momeat... Oh! je veux rester près d'elle cette nuit.

EULALIE PONÏOIS.

PONTOIS à part.

Ah ! c'est ce qui ne sera pasl

M™e DLPi.ESSis, qui rentre.

C'est pour que je fasse eiilrer M. Gagerot que la marquise a sonné.

GAGEROT.

C'est bien, j'y vais... Quant 5 toi, Eulalie... va, je l'en prie, dire à W^' de Brévise que je désire la voir...

Oui , monsieur Gagerot.

GAGEROT.

Je te retrouverai, ici, Pontois?

PONTOIS, avec humeur.

Je ne sais pas... Allez donc, Eulalie !...

GAGEROT.

Va et reviens , j'aurai peut-être à le parler.

EULALIE

Merci, monsieur Gagerot... et lâchez que ce soit moi qui veille près d'elle.

PONTOIS

Vous y tenez élrangemeul?

EULALIE

Soyez tranquille , mon père... je ne serai pas malade.

PONTOIS

Eh I mon Dieu ! occupez-vous un peu moins de vous-même, et un peu plus de ce que je veux. GAGEROT, à Eulalie.

Allons, va... Je vais lâcher d'arranger tout ça. (Gagerot et Eulalie sortent par la porte de gauclie.)

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