‹ [Magasin théâtralChapitre 535 sur 1545 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

M"* DUPLESSIS, dormant, EULALIE, PONTOIS.

EULALIE, qui commence à se relever.

Et maintenant, je puis entrer chez M^e de Soubiran...

POXTOIS, ne voyant pas Eulalie.

Bien!... elle dort déjà... Hâtons-nous 1 (Pontois passe et entre rapidement chez la marquise.) EULALIE, qui vient de se relever entièremeut et qui a

regardé une minute avec stupéfaction dans le fond.

Grand Dieu!... Mais non!... non, ce n'est pas possible!... Il m'a semblé voir... (Toujours les yeux sur la porte.) Madame Duplessis I... Ah ! elle dort 1 et d'ailleurs, je me suis certainement trompée... et je suis sûre que personne... (Elle va au fond.) Non ! non, personne !... et les portes sont fermées. C'était une illusion... car... je ne sais... ma vue se trouble... ma têle s'alourdit... Entrons... Quelle douleur... la fatigue m'accable... Je ne puis me soutenir...

M"« DUPLESSIS, rêvant.

Cornéliel Cornélie!

EULALIE

Encore avec sa fille.

Mtne DUPLESSIS, de même.

N'épouse pas ton Dubois... Je ne le veux pas!

EULALIE, accablée.

Et la marquise qui m'allend !

M^e Di PLESSis, de même.

Et celle opium... Thomas!... le torrent!...

EULAUE PONTOIS.

[•ULÂLIE

EL'LALIE, se laissant tomber sur un siège.

J'y vais... j'y vais...

(Moment de silence aprfs lequel on enicnd un grand

bruit de sonnettes cl des cris étoulTés.)

VOIX, au dehors.

Eulaiiel Ealaliel...

ECI.ALIE.

Dieu ; c'est la voix de M^e de Soubiran! Comme

elle estall«?réc!

(Elle se lève pour s'élancer vers la chambre de la marquise; elle recule avec terreur derrière le fauteuil en apercevant Pontois qui en sort avec précipitation.)

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