‹ [Magasin théâtralChapitre 709 sur 1545 · I.i.ONA, vivement · texte numérisé non relu

I.i.ONA, vivement

Sur (pioi?

MO.NTÉCLAIN.

Sur- la mort d'une certaine lsab>lle l'oiniinir... «fui a di'pflru il y a qualve ou rinq mis

Li;ONA, un uionieni truul)lée, se remctiant. Bon voyage, marquis... cl bonne chance.

(l'^n ce moment, on entend le premier son rtpfanf.Ties. — (.'ne foule noiii!)rciisc de (lames, d'é'énans, d'officiers, de jockeis, de paysans, en lôe desquels marclienl les auioriiés du pays, entre et se dirige du côté de la lice. )

scÈM-: XI.

Llis MÊMES, et successivement LE GKNf.RAL, LUCII.R, Amis de .MostÉclain, DO.MINIQUt, KÉROUAN, ALY.

LE céNÉnAL, entrant avec LucilG et appelant. Dominique !... Dominique !...

DOMINIQUE, sortant de la tente.

Général !

LE tiÉNI£RAL.

Dis il [,ouis de se ménager... qu'il se laisse passer d'abord... Nos petits bretons otit un fonds du diable... mais il faut les échauffer peu à peu.

C'est dit, général, c'est dit...

(Il rentre dans la lente; F.ucilc et le généra! sovlenl du côté de la lice. ) MOXTF.CLAIN, à Léona.

Tenez, voilà les courses qui vont commencer ; voulez-vous essayer votre chance contre la mienne ?...

LÉONA

Volontiers : et i)our cela, voulez-vous luoiUtMchez moi ?... le balcon démon appartement tiomiiiele cham;) 4v bataille ; nous y serwns m4emi ([uc dans celle hiluîie, où va se prélasser votre ennemi.

MOXïÉCLAIN.

J'acctplc... Voulez-vous prendre ir.on bras'.' KÉilOCAX, soiinnt de la tente.

Alil beii... v'Ià lin malheur... Kh! ben. ils sont genlils, vos jockeis de Paris !... Le vôtre que vous aviez amené empaquelé dans une boite, il est Ifc ivre-mort.

MONTÉCLAIV Bah !... (A part.) .Te no lui avais pas dit d'aller si loin.

ILÉltOtJAN.

Vous muve/.éeril qu'il était iiiulile d'jmuner l'ornie, de fiiçon (|ue nous n'avons plus personne.

WONTÉrLAl.V.

.\ous troiueroiis quclq-i'un.

M':r,ot AN.

Oui-d.i ! a\icea que Louis, le jockey du général, est le meilleur cav.ilier du pays.

LÉo?JA.

La cliaiic' ne s'annonr'- pas pour voii', .Mohi<S''niii.

PROLOGLU:, SCÊNK XI.

MONTtCUliN.

Voulez-vous me pcrmeltre d'essayi-r de la ramener?..,

LÉON A

Faites... Mais j'oflre \iiigt louis coutre vos poneys.

MONTÉCLAIN.

J'accepte... Brias, voulez-vous élre un inumeut le chevalier de madame ?...

BHIAS.

Volontiers.

LÉON A

A tout à l'heure.

l,I)s sortent ei reparaissent bieiilôt au balcon dé l'hôtel.)

MONTÉCLAIN.

OÙ est ton fils ?

I^ÉKOU&N, montrant du cdté de la Hce, i gauche. Là.

MOMÉCLAm.

Appelle-le. .

KÉROUAN

Est-ce que vous avez envie de le faire nionlcr à cheval avec cet ullirail d'uniforme ?... Il pèsera viiigt livres de plus que rordoniiunce.

MOMÉCLAIN', Ça nie va.

EKliOUA>, appelant.

Hél Chnslo^c... Christophe !.., lisl-ce qu'il e*l sottid ?...

MONTÉCLAIX.

Non, mais il a pewl-ê re un peu oublié ce nom là... (Appelant.) Aly !... Aly !...

Aty, en dehors.

Colonel !...

MOSTÉCLA!'*.

Viens ici...

ALT, accourant.

Voilà :...

MOXTi'CLAIN.

Ecoule-moi biin... Notion vient de se griser... par ordre... veux-tu monter le petit poney baihrtin ?

(On entend un second appel de fanfares, Montéclain ptirle bas à Aly.) KÉllOUAN.

Don! voilà le second signul. (Il va au fond.) Un moment... un nioment...

ALY

Heinl... c'est la première fois que vous me demandez ça, colonel.

MONTÉCLAI.V.

J'y tiens... je désire faire plaisir au général.

ALY

En ce cas, je comprends... Si son petit Breton a le prix, il le croira l'égal d'Abd-el-Kader pour la course.

RiinoiiiN.

Allons, iilions I voilà l< sclicvi.nx qii'on amène.

MOM'ECLAIjS,

Tu m'as entendu ?

ALY

C'est difficile, mais on essaiera.

KÉnOUAX.

Je vas reprendre ma place là-ha«t.

ALY', SOI tant par ta tente.

Je ne vous le conseille pas.

kénouAN, suivant son fils.

Hein I... plaît il ?

UNE VOIX, du dehors, du côté de la lice. Silence !.. et place, messieurs!...

LÉONA, du bnlcoti, a Montéclain.

Et mes vingt loui^ ?.,.

MONTÉCLAIN.

Eu voulez-vous quarante ?

LÉONA

Avec plaisir.

LA VOIX, du dehors.

Laissez aller!...

(Pendant tout le temps que dure la course, on entend une mnsique lointdnc. — Kérouan ressort de la tente une ichelle à la main.) MONTÉCLAIN.

Eh bien! tu ne montes pas...

Il va faite quelque bélise... Il se sera gâté au service... A Alger, vous n'tive/. que de médians Arabes, au lieu que nos petits poneys... BRiAS, sur le balcon.

Ah! Léona, Léoiia... vos (|uurante louis sont distatifés...

WOMÉCLAIN, à lui-même.

Le misérable es! capWc de gagner.

KÉfiOUAN, allant flppHqtter son èehellc contre un arbre, du côté de la lice ( t montant.

Je savais bien qu'il gagnerait. T.

LÉo?.A, du balcon.

Voyeï comme le jockey du géiiéral reprend son avantage.

MONTÉCLAIN, en bas.

\ la bonwe heure !... - -

(Cris et bravos lointains.)

KÉROUAN, qui a descendu l'éctiellc.

Bon!... le voilà battu...

MONTÉCLAIN, à Léona.

Soixante louis... je connais mon poney, ..

LÉONA

Cent :

iMONlÉCLAlN..

Soit... Je suis sûr d'Aly.

bliiAS.

Il a raison... ii gjigue du terrain

KÉROUAN, remontant sur reciîfilt.

Le colonel a conhnnce... voyous un pru.

LA CLOSEIUE DJtS GliNÈTS,

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