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SCÈNE IL AKABILA (CAVALIEB), chantant, TORBACH

FORBACH, entrant par la poi te de gauche, et s'arrôtant. Qu'est-ce que jentendslà. ?.. celte voix... AEABILA, toujours assis tianqnillensint.

r'csl Aoix à moi.

FORBACH, s'approchaut doucement. Toi, Akabilai... toi !... Qu'es-tu devenu depuis huil jours?

AKABIL.\, se levant, et avec enthousiasme. Moi qua aller à Paris... moi qua vu la colonne... que belle 1

EOnBACH, courant sur Akabila.

Ah! lu as été voir Paris... (Il lui donne un coiq» de pied que l'aiure esquive.) Viens ici !

AKABILA, passant derrière la table.

Moi qua voir Zopéra... des peli madatnes qua danser... qua virer... (Il danse.) qua sauter... Ah 1 ça bien beau.

FORBACH, lui envoyant un coup do pied san?

pouvoir Tatteindie.

Ah! tu as été à l'Opéra... Vciix-ln venir ici?

AKABILA, se tenant à 'listance.

Ah! monché, pas mettre vous en colère, ça qua vous fait mal... Moi, allé aussi...

FOnBACH.

Drôle... va me chercher ma cravache!

.VKABILA, pleurant et mettant une chaise entre lui et Forbach.

Si vous battre moi, monché... bon Dieu puni vous, tonnerre écrasé vous. (Avec énergie.) Oui, moi domestique, mais pas zesclave à vous! FORBACH, cherchant toujours .'i l'attraper. Viens ici !... Ah! tu te sauve.v.. tu t'échappes... Va me chercher ma cravache!

AKABILA, avec risohUioD.

Moi pas voulé, vous qtia peut-être prendre moi pour yun nègre? Moi libre, moi blanc comme vons-inéme.

lOltBACH.

Qu'est-ce qui l'a appris ces choses-là?

AKABILA, de même.

Oh : c'est co ça.

FORBACH

Qu'est-ce qui l'a corrompu à ce point?

AKABILA, de même.

Moi... pas corrompu, moi libre...

FORBACH, furieux.

Libre !

AKABILA, de même.

Ah ! c'est co ça !

FORBACH

El on appelle ça de la civilisation... Attends, si tu ne vas pas me cherdier ma cravache, j'y vais aller moi-m^mc cl je vais t« civiliser.

Si

IJÎS TAIJî?.M\.NS,

AKAPILA. svr: cnrpi.-, it on liii|«|v,i;ii du ii^.iii'^' Mit la \ah\f.

Moi vc:ii fii Frnnrr, niji !il)rc, ''ocn Mm !... j>a!.icLilP,!i, H!oi libn- !

.\n\ aimes ciii y. n> , Forme?...

(Il se >aine pnr :,i [miiv iic v^tic'c-

roRUACIl, il- I«('ii|>;ii\.1!.i.

Conmienl ! lu rhaiiîps la Marse lli:isc!

ço ---sisîosoesîs ^ ;^o^^'<oo"39^o vs;" rai* ^î ro» ■ 5 ^:59o - ,;

SCÈNK III.

FORTî-VCif. s :,!.

Tonnerre cl malédiclioii!... .'Il-K-ir iaoi cisiicîjr lie lui.) Il n'y a personne, ic n'est p-ss l.i jirine iluser mes lions niol^.. j'en aurai b-ïoin lo' t à l'heure po-'r avoir l^ir de forcer S!iia à éiionser nio'.i prolégê. La posilior. e^l dilTîciif... .Vii ! t"e>l qu'il ne .s'asil pn.> niuiiis (!c Iroii iniiiio i.-... c'est la djl Je iMela, Irois îoillions :... :'i'iran( un pon feiii le de s.t poc;»?.) I.cs voilà dans ce. purlefcuiie, en \ae irs a;i porkiir... Aii! (iti.ind je m'esi emplirai , il y a (Niiiize ans, au milieu de lituende (iii chùle-î'.t nv' (llinlon. je croy;i;s emporter une fo'lune... Tout cela r.e viilall pas rcnl écis... Je ne sais quel bon génie ma puns^é à le garde:... Un peu d'fiudace, un peu d'adresse... et cela peut aujourd'hui nie valoir liois millions.

Sf ÈNK IV.

FORB.\CH, AKABII.A (cavaiilk .

AIvABILA, remi3i!l par la poUr- (!ii Utr.i], >lonché... mailre moi... C'est yun. .

VOUBACH.

Tu m'apportes ma cravache'.'

AK\n\\..\.

•Ah I c'est ça yuu disliaction !... >Ioi qua oublié li.

koubac».

Que. veux-tu donc ?

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