MI-.TA
Morisieiir, vijtis romprciK;/ (|!iil m'est difTiiile de répondre.
FO.NROl IICADI-:.
Aussi, mademoiselle, je ne vous detnnndc p;i^ dp phrases... Je vous ai vue , \ous me charuie/... Vous m'avez vu, qu'en dites-vous? |
lonnAcii. ;
Au diable, mon-ii'ur le m;ii(|iiis, ynn* in' \ou- I le/ pis cpic tua lille voii-* saule au cou?... Il faut ' d'abnid se connaiire.
FOMHOl Kl.Alil . I
Kli 1 vcau-pére, «piaiid on a le crcur sur la j main, on se co:in.iii en un jiur comme en niiile. I Hé! je connais d6j^ votre demoiselle, comme ji elle liait mienne, lùlle e.«l jo'ie. je juis bien fut...
elle est lirhe, je suis noble... elle c^l timide, je suis bra\e... C-s vertus el ces qualités, opposées en apparence, doivent, en se balançant les une< par les aulres, faire marcher admirablemcnl le mécanisme du mariage.
.VKIA.
Pardon, mo^l.^ieu^, mais...
KORBACU.
D'ailleurs, la vie de province est ^i agréable p >Mr une fcmnic qui a des goiUs simples... ^•o.^Bol"R^iAl)r.
!!é donc! veaii-pére, vous ne savez ce que vous dites... vous nom prenez pour des ours! Rassurez-vous, mademoiselle, la ville de Sarrat n'est P'inl en arriére de la civilisation... Nous avons le bal, cl je puis me vanter d y avrir fait fureur l'Iiivcr dernier, dans la polka, a\ec la vicomtesse delà !!re,4arlic... On fai.'ail rond pi'ur nous voir... une gaillaide (jui .. Mais, ba-l ! elle peut en pleurer tous lis v(ux de sa icle... Nous conccrlotis tous les dimaiiciics, entre .tmaleurs, (;!alre violons et cinq c!atii:c!lcs.
vi.UiU R!;ri».
i\\ lioi! élre j:;!!.
! o.Nuorr.tiAni;.
l.!i!o!ii. la liile, c'c^l joli... san-- tiiinplcr li irran-is jour.;, comme, par exemple, il y a un mois, nousavonseii le slcap chasse... nous éiions trois... le peiit Itidalat, qui montuil le cheval dp sou oncle Matasset, le nii^decin.. le frrand Grczono, (jiii avait la jument de la maison veine lionissens, I.esperou et comiiagtiie... et moi qiii avais enriurihé une pelilc bètc... la Bricole, que je vous ferai faire connaissance avec elle... Ima- Kinez-vous...
viii A, avec impaliciice.
5^ln^ieur !...
VKUM Rtnt.
1,'imbécih; !
Ko>Boi r<;ahl, coii(iim:a)t.
Inia(ii!!oz-vous...
lOlîBAr.U, V(>u!:int le liiiro lairc.
.>|i;n ;;endrc!...
lONBOinCAIlE, coiiIin.iMl.
F.iilcs diiucemenl, «loue!... Imafîine/-\ous que non.'* éiions à l'entrée du prjnt... le petit Didi'al était tout habillé en velours d'Lirechi jau'.ie, qu'il avait l'eir d'un fauleuil; iinaj^inez-votis qu'on donne le signal... {Mouir.oii JrrdortUc) 'l'eiif/. .supposez (pie celle lille c'esl le poteau... Nous étions là tout prés.
M Kl A, j si>ii p.'re.
.Vil! mon perc... mon père!... pou\e/-\i.n.« (■>i;;er que j'é|iouse cet homme?
VKHIMRF.TTK.
Je suis bia\c .. mais je n'aurais pas ce coura}.'e là...
Fo.>B</i'i;GAnr., («nilimiant . à \rrrtuinlir. lm,''ginez-vous... '^'cl(1orcue lui loiune le doji.'
âCTF. m, DKUXIÈME TABlKAl', SCI-NC V|
FoiiisAca.
C'est tjon, je vais loi parler... 'Haut.) l'^vile/, mon gendre...
FONBOCUG.VDl!, à Forhacli, contimnnt Uinjoiir». Imaginez-vous .. Vous me miivez?... Ond.)nne le signal ; loul à coup...
META, apercevant, tout U coup r.lii;toii. Ab!
VKnDunuTK, il Afeia.
Qu'ost-ee donc ?
FORBACH, (le mf-me.
Qu'y a-t-il ?
MKTA , éinil".
Ce n'est rien, mon père... j'ai vn... j'ai cru voir...
FORBACH
Poiirquoi ce cri ?
FONBOURUADF., coniintiant, K riant.
Hé! c'est absolument le mémo cri du petit IV\dalat, quand je l'ai poussé dans le trou où il s'est cassé la jambe, qu'il y avait de quoi mourir de rire!
FOBBACU, linnt.
Mon futur gendre, vous êtes une... vous êtes un... (A part.) Je ne pouvais pas mieux trouver.
VEKOCRETTE, lias à Vîi ta.
Omment ! c'était M. Gaspard ? ..
FORBAOB, écoulant.
Hciu?
FO>BOUli<iAr)E , «le nipinc.
Hein?
META , à Vcrùurette.
Je te dis que je l'ai vu là ; puis tout à coup 11 a disparu. C'est comme un rêve.
FORBACH, avec colùre.
.\li! ce Clinton est ici !... ah ! vous l'avez vu... il s'est caché quelque part, sans doute... mais je saurai bien le trouver... El d'abord, vous, mademoiselle ma fille, cotumence/ par renlrcr chez vous.
META
.Mais, mon père...
FORBACH
El pour que ce (Clinton l'.e piiivse pas tromper ma snrveiliaiice, je vais votis eiifeimer moimême...
META
Mai-, niiiu p>re...
FORBACH
To::nerrc et maU'diclioii!
META
Comme vous voudrez. (P*as, i Veniuictie.) Eh bien! lu lui dira*, ma chil'ie Vcrdurello... FORBACH , ?{?i)ara;it ?>fela de Vrrilnrclte.
Il n'y a pas de Vcrdurcilo !. .Je vais l'ciafermcr au^si.
VnRDCRETTE.
M'eitfcrniPr!... moi!... On n'enferme que le?
y.iViir'; cl ^■^ foiji!
KORBACH.
.Mai< l'on chasse les filles impertinentes!
MKTA, avec priùie.
!Moii père!... Verdurelle!...
VERI>i;KKTrK.
En vérité, vous êtes si malheureuse, qu'il y aur.iil pillé de quitier votre service.
(Kllc sort avec Meta.
ÏOltBACH.
.\llons, dépêchons... Et toi. Aki'bila... .\kabila!...
VKARII.A.
.'\l;:i!re moi»
FORBACH
Veille ici, cl .'i tu apen.ois ce Clinton, viens ni'averlir, entêta!., isi, fouet et supplice!
rONBOUntiAOE.
Eh : \e.ii)-|.êie, est-ce qu'on ne va pas déjefltii'r '.'
rotiBAcu.
0 triple... quadruple anitnal ! Il <ori.)
.\kABILA (CAVALIER), FONBOURGADE
CABESTAU).
FOBOERGAOE.
Hé ! moricaud!
AKABILA.
Moricaud!... moricaud!... ahl c'est ça yun li blanc qna embêté moi... Eoin... monché... vou qua crier moi moricaud !... nom à moi... Akabila :
FONBOIKGAOE.
Eh bien ! .Akabila, toi qui es habitué aux façons intempestives et tempétueuses de Ion maître, que diable a-t-il à crier à te Clinton ?
AliABlIA.
C'e.'t yun bel li blanc, bien joli, anutireux de ^l"* Meta, amouretix beaucoup, rojioi tuiAiii;, liji ii>al à moi?.. M.iis il n'y pense pas, l'itiforluné!. . il vetil do:;c qi;e je le ca.<;se, que Je le rotiipel
AKABll.A, ù part.
Esl-ce fjiic ce ser.iil un \rai Gascon?... At endotis.
FO>B0URGArir,.
Mais, un mcmciil, e.<t-cc qu'il connaît la demoifclle depi-îs long-temps ?
AKAÎ2ILA.
Tendez.,, tini neuf... non, sîï... Ah! moi pas lini yun prand calcui dans Icte à moi ; dans temps Ij M"^ Mêla élull encore yun tout polit monde.
so
LFS TALISMANS.
FONBOLRr.VDi:.
Peste! Mais, depuis qu'elle n'est plus petit monde, la vertu de M"»-" ^fela n'a eu à subir aucun assaut, un peu, l;'i.., Iiciu ?
AKABir.A.
Oli 1 nionihé, vous (|ua babiller, babilter!,.. Aloi, pas savé ça vous >oulez riire à moi.
roMJOLIlGADi;.
Je te demande, moricand...
AliABlI.A.
Ah ! monclié, vous ça eîiagiincr moi.
F0>l50t'KGADi:.
Eb bieni Akabila, je le demande si la demoiselle ne se serait pas laissée aller a un goût prononcé pour le Clinton?
AKABII.A.
>'on , Iiélas' et c'est yun grand malheur... car nionché (ilinloii Uni yun grand zaïniibiiilé ; il qu'à baver moi toujouis des ptlils dix sans pour boire lalia.
FONROUIIGADE, à part.
Ça m'a l'air d'un nègre bon ieinl.
scÈxr: VIF.
Les Mêmes, CLINTON, GIROFLLE.
CLINTON, ennant au foiul, à Girolle.-.
Arri\e, paresseux! il n'y a plus personne iri à craindre... AUabila esl incapable de nous trahir, (Il veut lui (lomier (le i'aigeiii.; FONBOVRGAtE, ;i paît.
Enfui... c'est lui.
AKABILA, toiidan'. la in.-iin.
Mailre moi à ilit co ça... si monsieur Clliiloii veni ici, moi voulé casser li en deux. Lh bien! moi, qu'aller cadicr moi dans yun petit coin, cl si veni, moi qiia avertir vous.
CLINTON, qui n'a pas irargcnt.
l'Ius tard... une autre fois.
AKABILA.
Ça que fait à moi rien.
Fo>Boi:i".GAi)r., à p.irt.
Ça ne te fait rien... lu es un faux nègre. ,Fe le connais, vilain masque!
tl.lMO.N.
Arriveras- tu, (iirofi.'e?
Giuoi r.i i:, arri\.iiit ci poitar.i l.i rasctie. l'uisque ce sont des talismans, il« déviaient bien se porlcr to-it scu's.
CLINTON, lui moi)!ra:il le pavillon .'i ilioiU'. Entre là, et allend> mcj ordres; il faut d'abord que je donne une leçon à ce monsieur, (.\llani i f'owhourgadc.^ N'est ce pas à monsieur de Eonimiiriende que j'ai l'honneur de pailcr ?
(f.iroflf' ■ ptiirp (liiir Ir p.^villoii l'.f «IroîteO
FONBOUaGADE.
C'est moi qui le suis...
CLINTON
Vous êtes venu ici dans l'intention d'ép<^»u*er Mlle Meta?
FO.NBOt'KGAOB
Vous parlez comme un livre.
CLINTON
Avez-vous mis dans vos prévisions que ce mariage pounait déplaire à quelqu'un?
FONBOURGADli.
J'ai mis rè()ée et les pistolets dans la malle, cl j'ai chante la Parisienne... « En avant ! marchons.., »
CLINTON
Eh bi n! si vous voulez, nous la chanicrons eu chœur, monsieur ?... « En avant! marchons... »
FONBOIUGADK.
En (hœur? merci, monsieur, je ne fais pa.« de musique.
CLINTON
Est-ce quu vous vous moquez de moi ?
FONBOLRGADE.
C'est à mon insu.
CLINTON
Il parait qu'il faut que je vous parle en bon français pour me faire comprendre.
FONBOUUGAOE.
Ça nie sied, monsieur. Je déteste les gens qui ont de l'accenl.
CLINTON
Eh bien I monsieur, avec ou sans accent, il y a quelqu'un à qui il dépiait que vous prélendiez à la main de ^l"'" Forbacli.
FONBOLRGAOE.
Quèsaco ? Il déplall à ([uelqu'im... pécaire!... où en sommes-nous... Hé! la fdle ! quelqu'un! apportez une cliandcllc; faites-moi liimiéie, que je voie ce monsieur à <|wi il iléplail («mc j'épouse M"^' Eorbach.
CLINTON
Ce monsieur, c'est moi!
FONBOURGAMK.
I Vous... El qui clcs-vous?
j CLINTON.
Je suis (laspard Clinluo.
lONBOLRGAnE.
>'(ius éles Clinton... <Ionii.iis pas.
; CLINTON
I Suivez-moi, monsieur, et je vous appienJiai h ' me connailie.
FONB.iU .r,A;tr.
Je ne me b.ts qu'avec mes auds.
j Mons-iour lo marquis de For,bo:.rg.d.' !... I (S'avMiii'.int .sur If ini:qtiis.)
I i<>NBoi'a;Ai)£.
Mo.nstcur. .