ACTE m, deuxii:mr tabi.eau, scène IX
CLIMON.
Vous êtes un drùle!... j
FONBOUUGADE, VCCUlaill. i
C'est une injure qui.,. !
CLINTON. I
Vous êtes un faquin !
FOA'DOUitr.AOE, (le iiicine.
C'est un outrage que...
CLIMON.
Je vous couperai les oreilles.
FOBOtBGAOE, de n!<?iiie.
C'est une menare dont...
tLlNTOX.
Dont je vous rendrai raison.
FONBOCRCADE.
Eh! je la sais, votre raison, vous aimez M"^ Meta... soit! vous voulez l'épouser... soil! vous vouiez un duel... je vous en propose un autre, (ligne de moi... Voyons lequel de nous deux plaira le mieux à la jeune demoiselle.
AKABILA, à part.
Ah! voilà où nous en voulons venir. . Je le connais, marquis.
CLINTON
C'est un jeu où j'aurais trop d'avantage.
FONBOURGADE.
Vous êtes bien présomptueux.
CLINTON
Moins que vous ne pensez... (A paît. El grAoe à cette rose...
FONBOUAGÀDE.
Vous voulez ?
CLINTON
Vous me faites pitié, monsieur. Mais songez-y, si vous ne renoncez pas à la main de M"*" Meta, je saurai bien vous forcer à vous biUie;elil ("audra que l'un de nous reslc sur le terrain.
FONBOl'RGADE.
Pour le moment, ce sera vous, car je m'en vais. (Il va pour sortir.) CLINTON.
El j'cspéie que c'est pour toujours.
FONBOlinCAOE, rtVCliailt.
C'est pour aller délivrer la demoiselle de la prison OÙ son père la relient, et pour qu'elle vous dise ellc-uième ce quelle pense de vous et de moi. Bonjour, Clinton... à revoir. (Il soit.)
scr^NK Vlll.
CLINTON, AK.\BIL.\ (cavalicr\ puis (illlOFLÉE, dans le pavillon.
CLINTON, à lui-tiKine.
C'est dune impudence à renvorseï'... el cependant les femmes sont si bizarres... ou plutôt elles .■*a\enl si bien ce qu'on peut faire d'un mari riliiciile el hkhe , que Mêla r<t c.ipaiile fl'aci'epter
ce mallicureux. C'est ce que nous verrons... (Appelant.) GiroUée!...
AKABILA, h part.
Ail! maitrc Gascon, tu veux profiter du malheur de Mêla et de l'amour de Gaspard, pour les perdre l'un par l'autie... Heureusement que bon esclave est là.
CLINTON, appelant, (lirollce ! {\ part.) Oui, je le sens, c'est honteux d'avoir recours à de pareils n.oycns... Mais ce n'est pas votre amour, pour volrc amour seulement que je veux. Meta... c'est ma vengeance... [Apptbnt.) Girollée '...
AbABlLA.
Vous, qua crier moi , monclié.
CLINTON
Ce n'est pas loi. (Appelant.) Giroflée !
AKABILA.
Si vous (|ua commander moi, monché , moi faiie ça vous voulez tout de suite.
Merci!... (Appelant ) Giroflée!...
GIUOFLÉE, dans le pavillon, ouvrant la fenêtre. Eh bien! qu'est-ce qu'il y a?
CLINTON
Il y a, que voilà un quart d'heure que je l'ap pelle.
GIROFLKE.
Ah ! monsieur, il n'y a que cinq minutes que je dors.
GLtNTON.
Pas de solle réponse, s'il vous plait... Ouvre la cassette et donne-moi la rose qui s y trouve.
GIROFLÉE
Une rose... V^oyons...
(On le voit cheichant dans la cassette.) C.L1>T0N, à liii-iiiéiiie.
Que Meta vienne... et la puissance de ce talisman me la livrera bientôt... (Il rcnionie la scène.) Le hasard me sert... voici Meta.
(Il redescend vers le pavillon.) AK.vlilLA, il part.
Ah: c'est pour ça que le Fonbourgade voulait aller la délivier... Si elle voit Gaspard, c'est fini d'elle. (Il remonte la scène en courant et criant.) GIUOFLÉE, sortant du pavillon en tenant la rose. Voilà, monsieur.
.VKABILA , criant.
Mouché! maître moi!... maître moi !...
(Il iort."
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