CLI.NTON
Oh : mais quel est cet homme qui ; e vante si insolemment de ses ciimes?
KOUBACU.
Cet lionin:e était un pau\re matelot... brave, entends-tu? fier et honnête... et qui n'avait jamais iKiissé les yeux ni devant la mitraille ennemie, ni devant le repard de sa i.'iére... Alors j'aimais cl j'étais aimé de cet amour qui est une vertu.. Mario, la mère, la fil e d un pêcheur, bellecommc les anges dont elle avait la pureté, me disait au départ : «Va, Alicliel, sois brave et pieux... et soit que pendant le caiiiie de la route, ou les dangers du coiïibat et de la tempête, tu invoques le ciel, nos ànics s'y rencontreront par la prière, car moi, je plierai sans cesse jusqu'au retour...»
CLINTON
O lioblc niése! l.t loi, misérable, tu l'as tuée... pourquoi ?
FORBACH
Potuquui? c'est qu'à côté de nos cabanes jumelles s'élevait un vaste et puissant château. Comme le vautmr qui du haut de .son aire guette d'un œilsaiiitlaiit ses innocentes victimes blotties dans riie bi" des prés... de même, ton père, du haut de so!\ <lori.o!i maudit, plongea son regard avide sur nos pauvres demeures perdues dans la feuillce du vallon! Il y vil Marie, jeune, belle.
LKS lALISMA-NS,
pure. . une lie rcs ptuics (lcliiicusr.sij;ji iiigiiiM>iit la f.iini (les ligros lassasii^-; cl de la ii<?bn!ichp^
CM.NTON.
Que (lis-tu?
FOUB\<;U.
Otiîje n'étnis pas alors à colé <Ic M;irie. et Ion père put s'.ippiochcr d'elle... o!i plulùt, il put npprorhrr de la >icilk' mère de .Marie... épouvaiîler ."«a niiséie, natter sa erédulité, ol iiifTi-r ou acheter .«a résistance... que .sais-je? n'était-il pas l'cj- (■!a\e de leiifer... n'avail-il pas à ses ordres la ru>c (|ui trompe, la violence qui soumet, l'or (jni donne le vertige, tout ce qui tsl crime enfui? il y employa tout.. El quand je revins, moi, après un an d absence, partant dans mon c(rur le fuuxcnir de nos adieui, portant sur la poitrine la Iracc des blessures rc(.iiesdan> le conihat, Marie èlail comtesse de Clinton... et tu étais né... loi, (iuspard le maudit:
Ct.I!STO>'.
Mais, à supposer que tu dises la vé>ilé... ce n'élail pis !c crime de ma mère ?...
tOKBACII.
• /élail celui de ton père, el je me suis \engf.