CI.IMOX
Par un assassinai !
rois BACH.
Oh ! le chemin est plus lonj,' que tu ne crois entre le désespoir cl le crime... Mais ce n'est pas impunément que l'un fait une premièic lâcheté. . Celle (pii commenta ma perle, fut dejelcr à terre I Uniforme qui m'avait valu un commciucmenl de fortune el de renom... Mais à quoi bon désormais 1.1 î,'!uirc el la fortune? celle pour qui je les avais ambitionnées ne pouvail plus les parla;;er. Je laissai partir mon vaisseau, je rendis mon modeste ;,'rade, je répudiai mon passé, je déchiiai mon avenir, je m'enfermai dans mon désespoir.
Oh; lu pares tes crimes passés de vaines paroles, l'orbach.
Ptï RUS, avec iri-ics^c.
Tu te trompes, (Jaspanl, il a été bien malheureux.
tOIlBAOll, |):cu!ai)f.
(.)iii... bien niailicureui... Mais, ce q>ie tu ne sais pis encore, Clinton , ccsl qu'il est des hommes qui n'ont pas même ledioilde leur malheur... le jour où le désespoir les luise assez pour ipie la force ie;ir manque pour le travail. La mi-sèrc acc.jurt... la misère, celle voi\ f.ilaleiini nie criait sut» cesse : « IVainpe et souR're, misérable ! et, de la fani^e où tu es plongé, le^arde làhniit , sur le colcau, le château qui » illumine pour une fêle... i-'ril celui de Clinton... Ecoute ces musiques qui accMnipa;;neiil de leur> juvcu» niouvemens le lale de l'aKOMJe de la vieille luéte... r c>l lor^ie qui d.insfdio.'» le chBteau de t^liulon •. Écoule el re- ■■i arde . •{ to'iffr^ ""l r-imp" '"' huriilie-loi '. ri
PETnt'9.
Il a raison.
FOUBAcn, avec énergie.
Oh! non... non... ça ne sera pas toujours ainsi : m'écriai-je. El quand j'eus déposé ma vieille mère dans sa tombe... quand j'eus prié sur ce peu de terre qui la recouvrait cl qui ne m'appartenait même pas... je me relevai pour la vengeance.
CLINTON
Pour la vengeance !
FOnBACH.
La vengeance! Mol vide... cri sans écho dans ma bouche... Me venger!... mais comment? quelle lutte possible pouvait s'cngaiier entre le comle de Clinton cl le paysan? Mais ne l'accusail-on pas d'avoir empoisonné son frère aîné? n'avnit-on pas trouvé, le lendemain du crime , une pauvre enfant , abandonnée sur le bord du chemin ?... et ne disait-on pas que c'élait la fille de ce frère assassiné? la nièce de ton père... la cousine... Gaspard Clinlon?...
CMXTON.
Jusleeiei: que vcu\-tu dire?
FOItBAClI.
Ne disait-on pas tout cela? Et cependant nnc voix s'étail-elle élevée pour demander le chAliiiieiit de tous ces crimes? Non. Que pouvais-jc donc... moi... misérable... contre cet homme qui échapp lit aux lois? J'avais, il est vrai, ramassé l'enfant sur le chemin, pour pouvoir, un jour, l'armer de ma vengeance...
META
Juste ciel !
FOttBACH.
Muis il fallait attendre de lonfrues années .. "i ton père se glorifiait dans son impunité, ri e i;.'déballais dans la misère. . Alors... alors je pen".-»! (]ue là où la vengeance loyale ne pouvait alleindre, le crime pouvait arriver...
CLINTON
Le crime !... malheureux !
FORDACII.
Oui, je pensai au crime... ri le crime, auxa^uels de toute voix qui l'appelle, me répondit pav viniit bouches enipressées... C'étaient les vagabonds .«ans asile... les braconniers toujours armés... les déva.slaleurs pare?-.seux des champs laborieusement ensemencés. Chacun molTril d'èlre son complice., mais je voulus être leur chef à tous... je le voulus, et cela se lit... Un an après, je tenais captif dans son chilteau ce noble insolent, qui en était sorti une fois pour m'enicver, avec Marie, mon e.:poir, mon honneur, ma probité, ma vertu... il n'osait poser au delà du seuil <le sa maison infâme le pied dont il mavail écrasé... il élail si lâche, qu'il m'échappait !
Cl.l>TO>.
.Ml! lai* l"i, malhnirem . tJ^is-toi'.