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ACTE V, OUAIKIKMG TABL[':\U, SCÈNK

FOBBACH.

Ah! Gaspard Ctiiilon.tn as voulu que je parle... eh bien! je parlerai... Oui, Ion pcre élaitsi lâche, (jn'il m'échappait... Mais, ne pouvant attirer le tigre dans un piège, j'allai chercher le tigre dans son antre... Ce fut dans celte nuit dont tu as dii garder le souvenir que ma vengeance s'accomplit. Le château fut pris... tous ses habiîans, maîtres et valets, femmes et enfans furent égorgés... Doux seuls élres restaient vivans. pendant que l'incendie s'allumait aux quatre coins de l'immense édifice... c'étaient la mère et toi... Ta mère, à qui je dis : « Veux-tu me suivre, au nom de notre amour passé ? » et qui me repoussa, épouvantée de mon présent tout souillé dccrimes, qui palpitaient autour d'elle. . La rmit était arfrcuse, la lempéle et l'incendie rugissaient déjà autour de nous... Je la priai, je la suppliai... « Meurtrier et incendiaire, sois maudit: me dit-elle .. «Alors, du fond de ton berceau, tu poussas un cri... il m'éveilla de ma lâcheté... Je courus à toi, le poignard à la main... mais, entre mon poignard et Ion berceau, je trouvai la poitrine de ta mcre qui tomba sanglante à mes pieds... Il me fallait passer sur son cadavre pour aller jusqu'à toi... je n'osai pas, ei^ je laissai à l'incendie !e soin d'achever et de caher mon crime.

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