ACTE 11, SCÈ.M- V
Qu'aussi bas qu'elle croil elle ne peut descendre ; Que, malgré son \ouloir, tous les genoux pi iront, El qu'elle doit toujours nous dépasser du front. Seul je te parlerai debout, car je t'adjure ! Le plus vieux des \ ieillards, Christine, t'en conjure, Renonce à ton dessein, c'est un dessein fatal. Pour quitter tes Suédois, que t'ont-ils fuit de mal ? Crois-moi , plus d'une fois au pied du sanctuaire, Charles-Quint regrettant la pourpre sous la haire, Et pleurant un exil qu'il s'était seul donné , Sur le marbre frappa son front découronné... Et tu ferais ainsi ? Dans ta tète profonde. Dis-moi, que comptes-tu mettre en place du monde? Tu le regretteras.
CimiSTlSE.
Mon père, embrassez-moi.
(On se relève.) Merci!... merci!... Salut, Charles-Gustave, roi! Ce n'est point le projet d'une ardeur insensée, Oh ! non, c'est un projet mûri dans ma pensée, Qui, long-temps combattu, s'accrut par cet effort , Et qui vient d'en sortir plus constant et plus fort : Ne m'en parlez donc plus. Brahé, viens à ta reine Rendre un dernier devoir, où ta place t'enchaine ; Viens, Pierre de Brahé, comte et sujet loyal , Détacher ma couronne et mon manteau royal.