SCENE III
FERNAND, seul.
Je m'étais trompé : la meilleure harmonie continue à régner entre eux ; et cependant le front soucieux du comte, à son arrivée, l'air contraint de la comtesse... c'était la fatigue du voyage apparemment. Voyons ces papiers. {Il s'assied près de la table et parcourt successivement plusieurs papiers contenus dans une même enveloppe.) Une lettre à son correspondant de Madrid... Il veut décidément se fixer en France. Ah! le parti est pris... un pouvoir général pour vendre tous ses biens!... Renoncera sa patrie, dénaturer sa fortune, cela devient sérieux... Il aime donc bien cette femme! (Prenant un dernier papier.) Ah! ceci est pour moi... il faut que je parte ce soir pour l'Espagne; c'est moi qui suis chargé de suivre l'exécution de ses projets. (Se levant.) Partir sans m'être assuré... Il est calme, radieux ce matin, elle aussi, peut-être... mais pourtanthier... (Comwie riant de lui-même.) La fatigue... (Froidement.) Nous verrons.
Il remet les papiers dans leur enveloppe.
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