SCÈNE III
JENNY; PATRICE, descendant la colline.
JENNY
C'est singulier '.... ma pauvre sa m !.. elle est presque aussi triste que quand elle nous quitta. (Voyant Patrice.) Eh! mais, quel est ce monsieui qui regarde la ferme avec tant d'attention?
PATRICE
N est-ce pas ici , mon enfant, la démente du vieux sous-officier Jackins, maintenant honnête fermier de ce pays ?
JENNY
Oui, monsieur, c'est mon père... et je suis Jeriny Jackins, sa fille. Et si vous avez besoin de nous, soyez le bienvenu.
PATRICE
C'est votre père que je désire voir.
JENNY
Il a été bien malade; il l'est encore... mais 1 e- |i< adant je vais lui dire...
PATRICE, l'arrêtant.
Non, non. (A part. )Pauvre vieillard! lui porter un coup si cruel! (A Jenny.) J'avais à lui demander quelques renseignements que vous pourrez peut-être me donner. Ecoutez, je suis M. Patrice, un des aldermans d"Edimbourj;. JENNY , reculant un peu.
Ah! mon Dit u !
PATRICE
Qu'avez-vous donc?
JENNY
Rien... mais, voyez-vous, je ne sais pourquoi les gens de justice... cela commence toujours par faire peur.
PATRICE
Rassurez- vous.
JENNY
Ah! j'y suis! je vois ce que c'est : on veut encore mettre en prison la folle de la montagne, cette malheureuse Sarah.
PATRICE
Sarah'.... Ne serait-ce pas une femme que je viens de rencontrer là , (montrant la gauche.) dans un pré, chantant et dansant tonte si ule?
JF.NNY.
C'est possible, monsieur; voilà près d'un an qu'elle a perdu toul-à-fait la raison, elle descend de la montagne pour venir clans nos villages demander du pain, et puis elle retourne