‹ Magasin théâtralChapitre 1111 sur 1377 · F. F FIE · texte numérisé non relu

F. F FIE

Tu m es rendu !

GEORGE

Viens sur mon cœur !

ENSEMBLE

Ah ! tous les maux de l'absence Sont oublies dans ce jour !

Tu me rends, par ta présence , Tout le bonheur île l'amour.

GEORGE

Ah! pardonne-moi l'abandon où je t'ai laissée ; j'ai couru les mers ;iu caprice des contrebandiers qui m'avaient sauvé. Hier, enfin, je débarque; un berger me dit que tu es a Edimbourg chez une parente; j'y cours : depuis dix jours tu en étais partie, et mon inquiétude... EFFIE, avec une grande émotion.

Oui, George, j'ai passé dix jours dans les montagnes , chez cette femme dont la chaumière isolée, t'a jadis servi d'asile...

GEORGE

La mère de Sarah ?

EFFIE

Elle-même ; dans ma détresse je me suis souvenue que tu m'en avais parlé , et la honte m'ayant forcée de quitter la ville...

GEORGE , avec surprise.

La honte!... que dis-tu?

EFFIE

Ah ! prends pitié de moi !... le secret de nos amours, le mystère qui nous environne ne sont plus possibles! il faut tout avouer, tout dire à xiaute voix; il le tant ou je meurs!... Ecoute:

Page 1