SCÈNE II
DJALLIE, NATTY.
DJALLIE.
Eh bien! que fais-tu là, toi?
N ATTY.
Tu le vois... je regarde et j'attends.
DJALLIE.
Est-ce que tu as affaire au général ?
NATTY
Au général Arnold ?.. Dieu m'en garde !.. Je ne le connais pas, et ne me soucie pas de le connaître... c'est sa fille, c'est miss Clara que je veux voir.
DJALLIE.
Elle n'est pas ici; elle est allée ce matin à Philadelphie pour assister au débarquement des Français, et elle ne m'a pas emmenée avec elle, à mon grand regret... car les Français ont toujours quelque chose de gentil à dire , et ça flatte une pauvre sauvage comme moi.
NATTY
Il n'y a pas loin d'ici à la ville; et miss Clara ne peut tarder à revenir ; je l'attendrai , car il faut absolument que je lui parle; sans ce motif, je ne serais pas venu à la maison de campagne du commandant de Philadelphie.
DJALLIE.
Tu n'aimes pas le général ?
NATTY
Non... et pourtant jamais mes yeux n'ont relias contré son visage, jamais sa voix n'a frappé