JUNIA, STELLA, AQUILA
Ma mère... me voila!
junia, se jetant dans ses bras.
Ma Stella, mon enfant, ma fille... oh! oui, c'est elle!
Lui prenant les mains et la regardant.
Oh! laisse-moi te voir... Comme elle est grande et
[belle !
STELLA
Ha mère !
IDNIA.
Laisse-moi loucher tes longs cheveux.
Veux-tu que je t'embrasse encor?
STELLA
Si je le veux !
Toujours, toujours...
JIM A
Enfant!... oh! que je suis heureuse !
STELLA
Et moi donc! . .N'est-ce pas que l'absence est affreuse, Dis?
JUNIA
Ne m'en parle plus, j'ai retrouvé mon bien. stella, montrant Aquila à sa mère.
Et lui, ma mère, et lui, ne lui dis-tu donc rien?
junia, lui tendant la main.
Si!... sois le bien venu, fils aîné de mon frère.
aquila, s' inclinant.
O noble Junia !
JUNIA
Nomme-moi donc ta mère !
AQUILA
Ma mère, que ce nom m'est doux à prononcer!
JUNIA
Mon fils ne vient-il pas à son tourm'embrasser?
A demi-voix en le retenant dans ses bras et lui montrant sa fille.
Aquila, suis-jc donc aveugle en ma tendresse, Et n'est-elle point belle ?
AQUILA
Oh ! comme une déesse !
JUNIA
Ma fille, un bon génie a protégé tes jours.
stella, lui montrant Aquila.
Ce bon génie est là, les protégeant toujours; Oh! si tu l'avais vu, pendant ce long voyage, Conduisant ma litière, écartant du passage L'obstacle, quel qu'il fût, sur mon chemin placé!
.uni \.
Il faisaii son devoir de tendre fiancé, Et sa crainte veillait, prévoyante et jalouse, Un peu sur mon enfant, beaucoup sur son époiise; Ah! voilà que ce mot te fait rougir... Allons,
C'cstbien, n'en parlons plus; asseyons-nous, parlons D'autrefois.
stelia, s' asseyant.
C'est ma place...