‹ Magasin théâtralChapitre 221 sur 1377 · SI ELLA · texte numérisé non relu

SI ELLA

César, n'oubliez pas que je suis votre sœur.

CALIGULA

Eh! mais je m'en souviens, ceme semble, auconlrairc,

Et je fus de tout temps un excellent frère.

Mes trois sœurs ont été mes femmes tour à tour,

Et pour Drusille on sait que tel fut mou amour,

Que, lorsqu'elle mourut, poussé d'un noir génie,

J'ai couru comme un fou imite la Campanie,

Et que, depuis ce jour, quand je fais un serment,

Par sa divinité je jure constamment.

Eh bien! je t'aimerai comme j'aimais Drusille;

Mais les Dieux complaisans et le destin docile

.Nous feront, je l'espère, une plus longue ardeur.

L'entourant de son Iras.

Viens donc, ma bien-aimée!

stella, abaissanlson voile et croisant ses deux mains sur sa poitrine.

A moi, sainte pudeur !

Sur mon front rougissant viens épaissir mon voile.

CALIGULA

C'est un tissu trop fin pour cacher une étoile. Et puis'lu me parais mal comprendre en ce jour Que l'amour de César, ainsi qu'un autre amour, N'a pas l'heureux loisir d'attendre qu'on lui cède, Et que le sort lui mit pour lui venir en aide, Au cas où d'un refusil essuirait l'affront, Le glaive dans la main et la couronne au front. Enfant, ne fais donc pas de plus longues méprises, Et songe, il en est temps! qu'où tu, vas tu te brises, Que ton bras est débile et que le mien est fort, Et que, si je le veux, à l'instant, sans effort,

Arrachant son voile.

Comme cette rica que de ton front j'arrache Pour voir en liberté les traits qu'elle me cache, Chaldéen renommé par mes enebantemens, Je puis faire tomber ces vains ajustemens, Et, si dans ma vengeance un doux mot ne m'arrête, Après eux et comme eux faire tomber ta tète.

stella, tombant à genoux.

O mon Dieu, donne-moi la force de souffrir, Et pardonne ma mort à qui me fait mourir!

c u.ioui.A, la relevant.

Eh bien donc...

JUKIA, derrière la porte du fond.

Je vous dis qu'à César je suis chère,

UMIASÏIN THKATIÎM.

Etquo j'entre à totltëneure.

stella, roulant s'élnncer vers lu porte. 0 ma merci

Calcula l'arrête el lui mel la main sur la bouche. D'une \ oix étmiflée.

Ma mère !

caligula, l'entratnant rus laporleà droite, oui \ranl

eetteporte et remettant Stella à des esclaves.

Emmenez celte enfant el sur elle veillez, Vous m'en répondez tous sur voire léte. Allez!... On entraîné Stella.

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