SCENE XI
LAURENT, JUANA, enfermée; STROZZI, l'épée " la mt in, 8COROUCODLO, entrant tous deux
STROZZI, • / d'un homme quia attendu
long-len va enfin satisfaire sa ven-
in nui e.
Enfin : c'est toi, Laurent!
Ironiquement.
Avant que de te joindre, Sur mon honneur, j'ai cru voir ici le jour poindre!
Mais nous sommes en face... Ainsi, trêve aux dis-
[ cours...
Commençons le combat.
Mettant L'en ?< à la main.
LAURENT, froidement.
Tu persistes toujours ?
STROZZI
Si je persiste...? Eh! quoi, penses-tu que l'attente Ait calmé lafurcurd'uneameencorbouillante...? Cet homme est mon second...
lauuent, élevant lu voix.
Ton second est battu!...
Car le mien...
Quel est-il?
Laurent, l'amenant près du cadavre du Dur qu'il découvre.
Le voilà ! qu'en dis-tu ?
strozzi , stupéfait.
O ciel! il se pourrait... lui... le duc Alexandre!
LAUUENT.
Lui-même...
STROZZI
Eh ! quelle main ?
LAURENT
Peux-tu donc t'y méprendre?
Le bras de Dieu, Strozzi, qui toujours s'est armé, Pour venger l'innocent parle crime opprimé... Du ciel depuis long-temps abandonné d'avance. Cet homme était jugé... j'ai rempli la sentence...
STROZZI
Mais tu nous servais donc?
LAURENT
Avec le dévouement D'un frère, en tousles temps fidèle à son serment...
STROZZI
Et quand tu m'as trahi?
LAURENT
C'était une mesure Qu'exigeait ton salut.
Montrant le Duc.
Vois, me crois-tu parjure ?
STROZZI
Oh! non... je comprends tout, et ce sanglant télacrent. [moin...
Ne te suffirait pas, qu'un autre n'est pas loin.
Il ouvre le cabinet et eu lire .Tuana pâle et de'faite qu'il amène par la main.
Venez, Juana.
strozzi, s la vite de sa maîtresse.
Juana!
LAURENT
D'un amour qui s'indigne Calmele premier feu... Son cœur du tien est digne.
Il pousse Juana vers Strozzi : celui-ci hésite un instant : mais, à L'air suppliant de Juana qui : i mble protester de son innocence, il ouvre ses liras, Juana s v précipite.
Elle te dira tout... mais ce n'est pas l'instant: Il nous reste à remplir un devoir important, C'est d'armer nos amis, avant que cette aurore Trahisse un changement qu'il faut cacher encore. Éloignons-nous tous deux par diflerens chemins. Toi, gagne Monte-Carie au pied des Apennins : Pazzy, Relmonte y sont... Aux Florentins fidèles, Moi, je vais dans Prato proclamer ces nouvelles.
Brandissant son épée' el faisant signe à Scoroucoulo de le
suivre,
Adieu... Le rendez-vous, ici, dans la cité, Demain, avec le jour, au cri de liberté 1
Paris. — Imprimerie de M">( Ve Dokdky-Duprk, rue Sainl-Louis, -iC au Marais.