PALAIS
labrosse, à un garde du palais.
Vous conduirez ici, prés de cette chapelle, La îenyne qui fut reiue ; ayez les yeux sur elle.
Le garde sort.
Au maître de la cavalerie.
A cheval vingt courriers! que par tous les chemins On poursuive le duc échappé de nos mains. Le maître de La cavalerie sorl.
Au secrétaire.
Vous, messire, écrivez dans toute la province Qu'un arrêt capital venge la mort du prince. Le secrétaire sorl.
A l'officier des gardes.
Vous triplerez la garde aux portes du palais.
L'officier sort.
A Veinais.
Eh bien , nos gens ont fait tout ce que je voulais:
Voici l'arrêt , le sceau royal y manque encore,
Il faut que de son nom notre insensé décore
Cet écrit de ma haine étemel monument!
Regardez-le.
Lesridaux du fond s'ouvrent et laissent voir par les vitraux
l'intérieur de la chapelle ardente et le convoi du jeune
Louis que suit Philippe.
Son fils va prendre en ce moment Près de ses froids aïeux, surpris de sa venue, La place qu'à lui-même il s'était retenue. O que j'aime à le voir comme enfin je le voi! Dirait-on pas qu'il marche à son propre convoi? Est-il quelque douleur que ce roi n'ait soufferte? Vous souvient-il du jour où, tête découverte, Pieds nus , portant les os du martyr de Tunis, 11 gagnait en pleurant les caveaux Saint-Denis? Saint-Denis! tombeau plein de poussières royales ! M'ouvriras-tu jamais tes demeures fatales? Hôte royal moi-même , irai-je quelque jour Te demander asile et repos à mon tour? Sortons... la reine vient de son enfant suivie: Allons nous emparer du reste de sa vie: Dans son égarement le roi va tout signer. A moi, Marie, à moi maintenant de régner! Car j'entends qu'avant peu le beffroi nous apprenne Que chez nous est vacante une place de reine.
Ils sortent.