‹ Magasin théâtralChapitre 283 sur 1377 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

LA REINE, son fils PHILIPPE, HÉLÈNE.

LA REINE

Pour attendre mou sort ou m'enferme eu ce lieu !

Voyant le convoi.

Où m'ont-ils amenée! o mon fils, prions Dieu! Elle s'agenouille avec son fils ci prie; Hélène régarde en

pleurant le convoi qui s'éloigne lentement. Marie la

main .sur l'El .in^ile :

Mon Dieu! près de mourir, ton cœur connu tla crainte: Me voici comme toi sur ma montagne sainte; Faible mortelle, hélas! je ressens comme toi Une amure douleur , un indicible effroi !... Elle se le ve.

Adnez ne revient pas. Craindre la mort est pire Que la mort elle-même... à peine je respire... Elle i assied, et prend sou enfanl sur sls genoux. Je ne me croyais pas si faible que je suis. Viens, mon enfant! j'ai froid. — N'enlend-on pas Hélène? [des cris,

HÉLÈNE

Le vent souffle, il fait un grand orage. On entend un Lruit sourd de tonnerre.

LA REINE

Pauvre enfanl! je te lègue un bien triste héritage. Sans mère , fils d'un roi qui n'a plus sa raison, Quel avenir t'attend? un cloître pour prison. Bientôt sous lesciseaux d'un autre roi, d'un maître, Tes doux cheveux dorés vont tomber, et peut-être Ce roi , qui près de toi n'osera plus dormir, Te réserve le sort des fils de Clodomir!

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