‹ Magasin théâtralChapitre 298 sur 1377 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

e DE SAVENAY

LUCIEN

Wm* DF. SAVENAY, à Cécile, avec dépit.

Je permettrais encore les ministres... mais leurs femmes et leurs sœurs... je ne peu\ pas m'y résoudre! Il y a dans celle petite bourgeoise.'., une parodie de grande dame , qui me suffoque... elle n'a pas même de quoi cire impertinenle... et elle l'est...

( éci.e , souriant.

Comme une duchesse.

* Lucien pendant ce temps a remonté le lliéàlre el en rcdeiicenrouveà la g:m Cécile It™* ôt Siitenn)'

B-vaiipi" ; Lucien,

Elie! je l'en délie ! elle aura beau faire... elle n'aura jamais celle impertinence de bon ton (|ui est de naissance, et quejes parvenus ne peuvent acquérir... Venez-vo s, Cécile?..

LUCIEN, se mettant devant elle.

Pardon, mademoiselle, un mot, de grâce.... vous pouvez bien l'accorder à un prétendu... et devant Mmc la Marquise, votre parente... (Cécile et la marquise retiennent prés «le lui.*) Je vous ai vue cetbiverà Paris... et je me suis dit :« Ou je ne me marierai jamais, ou elle sera ma femme...» Et lîaymond, mon camarade et mon ami, à qui je ne cachai pas mes espérances 1 1 mes craintes, m'aida à vaincre tous les obstacles. . . Comme votre tuteur, il ne réglait que votre fortune... votre main dépendait de vous et de voire respectable parente , Mmc de Savenay . qui par sa position et sa naissance pouvait me repousser, moi, homme nouveau... 11 a triomphé de sa résistance... il a obtenu son consentement, plus encore!., le vôtre... oui... je ne m'abuse pas... c'est son crédit sur vous... c'est son influence, bien plus que mon mérite qui vous a décidée... et dans ma joie, dans mon égo'sme, je n'ai rien examiné, rien vu, que mon bonheur; je n'ai pas pensé au vôtre... mais aujourd'hui... et pour la première fois... je crains que l'obéissance seule...

CÉCILE, souriant.

Je comprends! la phrase de madame Cuiliert a produit son effet...

LUCIEN , vivement.

Non, sans doute, (Avec embarras.) mais, elle a remarqué... votre froideur... et ainsi que le prétendait tout à l'heure madame la Marquise... si dans les discours du monde, il y a quelque chose de véritable... si celle union doit vous coûter une larme ou un regret... si enfin... je ne suis pas ai. né... comme je vous aime...

CÉCILE , gra* eme.it.

Je vous entends, Monsieur... et vous n'aurez point fait en vain un appel à ma franchise.

Mu,e DE SAVENAY.

Cécile... que voulez-vous dire?

CÉCILE

Tout ce que je pense, Madame... (Après un instant de silence, et se retournant du côté de Lucien.) Orpheline de bonne heure, j'ai à peine connu mon père, qui, quoique d'une no.;l3 et ancienne famille, avait préféré son pays à sa noblesse... il avait pris du service sous l'Empereur... et s'était battu...

Mme DE SAVENAY, avec dédain.

Comme un roturier , comme un soldat.

CÉCILE

Il était devenu général et inlime ami...

Mme DE SAVENAY, de même.

De l'usurpateur...

CÉCILE

A qui il resta plus lidèle que la fortune... Aussi, proscrit après Waterloo et mort dans l'exil-, il conlia, par son testament, l'administration (ht pru de biens qu'il me laissait à un jeune homme, un avocat pauvre et obscur.. .qu'il avait élevé, à qui il avait, autrefois, fait obtenir une

<^p • M" ' H< S=Triwj , Cécile, Lucien,

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