MANOEL, ASCANIO
STEFANO. Hé , là , là , qu'y-a-t il? quelle est cette querelle? c'est vous, mon cousin Tebaldeo; je ne m'étonne plus de rien.
\ ous aurez donc toujours les mêmes compagnons , le trouble, l'insulte , la violence?
terxldeo. Allons, paix, prtitn moitié d'homme, à peine sortie du berceau!
STEFANO. Rougissez donc , vous qui avez de la barbe, de recevoir des leçons d'un enfant. .. Oh ! ne me regardez pasavec ces yeux terribles, mon cousin !... vous imaginez-vous que vous me faites peur?,. Ce n'est pas Rolla qui vous a provoqué, j'en suis sûr.... pourquoi venez-vous le chercher? Tenez, messieurs, restons chacun cheznous; à cette condition seulement, le bon accord régnera dans la famille.
manoel. Stefano, ton amitié pour ton frère est l'excuse de tes paroles; mais ne détruis pas de gaité de cœur l'intérêt que ton âge inspire... Qui peut justifier sa vio-» lence ?
stefano. Qui peut justifier la vôtre ?.., quel droit avez vous à lui arracher ses secrets?
ASCANIO. Hé ! Manoel, espérez- vous que l'un reconnaîtra les fautes de l'autre?... leur intérêt est de se soutenir.
tebaldeo. Et notre devoir est de ne pas souffrir que Rolla fasse partager plus long-temps sa m sère à un enfant qu'il
perdrait comme il s'est perdu! le
barigel lui donnera un nouveau tuteur. stefano. Vous voulez me séparer de mon frère ?
tebaldeo. Des ce moment tu peux t'y préparer.
Ascanio et Tebaldeo sortent.
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