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LES VA 66 AUX

Vive le comte!

le comte, jetant une poignie d'or.

A vous !

tous.

Vive notre comtesse I

LE COMTE

Ma belle mariée, allons, faites largesse, Et toutes ces voix-là prîront le ciel pour vous. La jeune mariée jette sa bourse.

TOUS

Vive le comte!

Bien, enfans, retirez-vous.

Ils sortent tous par la porte du fond. Le comte et son épouse entrent dans la chambre. A mesure que les torches s'éloignent, le théâtre retombe dans l'obscurité, et Bérengère se lève lentement.

bérengère, seule.

Priez... il vous l'a dit... ce sera pour son ame, Car l'ange de la mort est là qui la réclame... Et si quelqu'un de vous par hasard a souci Delà mienne, pour elle alors qu'il prie aussi!...

Tressaillant.

N'ai-je pas entendu?... non, rien... Si son courage Faillissait? Il se peut que cela soit... 0 rage !... J'aurais dû me servir pour lui de ce poison,

Elle retire le flacon de sa poitrine.

Et réserver pour moi le poignard... Trahison !... Qu'attend-il donc?... Eh bien!...

le comte, frappé dans la coulisse.

Ahl...

BÉRENGÈRE

Le voilà qui tombe.

Elle avale le poison.

Salvoisy, retiens-moi ma place dans ta tombe!

la jeune comtesse , datis la chambre.

Au secours!... au secours!...

yaqoub, entrant à reculons le poignarda la main. Fuyons! il vient!

le comte, se traînant et soulevant la tapisserie.

C'est toi, Yaqoub, qui m'as tué!..

bérengère, appuyant ses deux mains sur les épaules d'Yaqoub, qui la cache aux yeux du comte, et le faisant tomber à genoux, afin d'être vue par celui-ci.

Ce n'est pas lui... c'est moi!

le comte.

Bérengère!..

la jeune comtesse, traversant la cour.

Au secours!..

le comte, mourant.

Ah!., ah!..

yaqoub.

Maintenant, femme, Fais-moi tout oublier; car c'est vraiment infâme !.. Yiens donc!.. Tu m'as promis de venir : je t'attends; D'être à moi pour toujours...

$g MAGASIN

bérengère, les yeux sur le comte.

Encor quelques instans...

Et je t'appartiendrai toute entière.

YAQOUB.

Oh ! regarde :

Ils accourent aux cris qu'elle a poussés Prends

[garde.

Nous ne pourrons plus fuir ; il ne sera plus temps. Ils viennent, Céiengère!..

BÉRENGÈRE

Attends encore.. .attends.

YAQOUB.

Oh ! viens, viens ! Toute attente à cette heure est

[mortelle!

La cour est pleine... vois... Mais viens donc!..

Bt'rengèrc tomLe sur lus genoux.

Que fait-elle?

Bérengère, est-ce ainsi que tu gardes la loi?... Bérengère, entends-tu !. .. viens...

Bérengère, expirant.

Me voilà... prends-moi.

Elle tomLe la boucliè sur celle du comte. yaqoub, la prenant par les cheveux et soulevant sa

te te.

Oh! malédiction! Sa figure est livide!..

llll.AXHAI.

Son cœur..

Jl 5 nu i ,a main.

Il ne bat plus!... Sa main...

l'i. naul le il. non qui s'y trouve

Le flacon vide !...

la jeune comtesse, accourant, entourée ut toute

la maison.

Au secours!... Oh! venez, venez!.. C'est par ici!

ANDRÉ

Eh quoi! le comte mort... et la comtesse aus>i !..

YAQOUB.

Morts!

Notre maître!..

tous, s' inclinant vers lui.

Oh!...

YAQOUB.

Vous qui, nés sur celle terre, Portez comme des chiens la chaîne héréditaire, Demeurez en hurlant prés du sépulcre ouvert! Pour Yaqoub...

1 irant le parchemin du comte et le montrant.

Il CBt libre!... et retourne au désert!

FIN

TARI.-.. — IMI'Rl.MF.IUE DE Ve DONDEY-DUPRE ,

rue Saint-Louis , 46 , au Marais.

LA PRINCESSE AURËLIE,

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