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SCÈNE IL

POLICASTRO

Elle me raille encor ! ma faiblesse m'indigne. Dieu ! pour la faculté quel déshonneur insigne !

Mes élèves aussi souffrent de mes amours; Un amant professeur manque souvent son cours. Je vais manquer le mien. K l'importe ; je m'immole. Quelqu'un !..'.

( A un huissier. ) Partez sur l'heure; aux portes de l'école Qu'on affiche ces mots dès qu'on les recevra :

(Il écrit.)

«Policaslro, docteur , recteur , et caetera... «Attaqué...» mais de quoi ? «d'unegrave ophthalmie, «Remet au premier jour son cours d'anatomie.» Allez.

( L'huissier sort.)

Voyons ma liste : Ah ! ah ! le cardinal ! Un rhumatisme aigu qu'il a pris dans un bal. Peste ! un prélat ! j'irai... L'économe Fabrice ! Il fait jeûner un peu les pauvres de l'hospice , Et dans son lit hier , avec componction , Déguisait en migraine une indigestion ; Mais nos appointemens sont de sa compétence , Je le verrai... Le reste est de peu d'importance: Des bourgeois, trois captifs revenus de Tunis , La consultation que je donne gratis...

Ces bonnes actions nous sont très nécessaires ; Mais notre humanité passe après nos affaires. C'est trop juste; ainsi donc, tout pesé mûrement, J'ai quelque temps de reste. Ah ! voici notre amant ; Pauvre comte ! On ne peut , dans ce siècle où nous sommes , Se fier en amour qu'aux promesses des hommes.

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