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SCENE XVII

STEFANO, ROLLA, ASCANIO, TEBAL- DEO, MAINOEL, M1CHLL-ANGE, amenant LEOiNOR ; Elèves de Michel- Ange, Femmes de Léonor, Grands et Peuple de Elorence.

MICHEL- ANGE. Infortuné llolla, qu'astu fait? tu as brisé ta statue au moment où j'obtenais pour toi la main de la maitresse. Son père te la donne et sera rap-

pelé à Gènes.. . il en a la parole du grandduc et la mienne !... *

léonor. O Rolla, je n'aurai jamais assez d'amour pour te récompenser de ton sacrifice... Mais quel changement dans ses traits! quoi! tu ne me reconnais pas?. .

MICHEL-AXGE. Reviens à toi ; tu as fait une perte immense, mais non irréparable; tu es jeune , te voilà heureux : tu travailleras.

rolla. Michel-Ange... Léonor!..

MiCiïiîL-ANnn. Ton ami.

LÉONOR. Ta femme.

rolla. Ah! je vous reconnais : vous êtes le bonheur et la gloire!... pourquoi donc arriver si tard?

LÉO\OR. Je ne te comprends pas.

STEFANO. Je le comprends, moi; le coup qu'il a donné à sa statue a répondu là!

rollv Léonor, Léonor, je suis bien faible pour vous conduire a l'autel. Quelle est cette foule qui est entrée à votre suite?

MA\OEL. C'est Florence qui vient rendre hommage à ton génie et donner des larmes à ton malheur.

ROLLA. Mon génie! tiens, voilà ce qu'il en reste! mon malheur est plus sûr; Léonor était à moi et je vais mourir!

LÉONOR. Non, tu ne mourras pas ! Dieu n'éteindra pas un flambeau qui doit jeter une clarté si vive... Dieu ne fait rien qui ne soit utile et juste...

rolla. Tu as raison... j'ai l'avenir, j'ai la puissance... Michel-Ange s'est porté gaîa'it de mon génie... je ne peux pas, je ne veux pas mourir ! et cependant mon sang se

* Stefano, Michel-Ange, Rolla, Léonor, Manoël, Tebaldeo, Ascanio, etc.

refroidit, mon cerveau s'embarrasse... c'est bien la mort !.. Anaibème!.. anatbème sur le Dieu qui m'a créé et qui me tue! Il m'appelle devant son tribunal ? c'est moi qui lui demanderai compte de ses inconcevables décrets !... mais que dis- je, insensé ! je le blasphème et il m'envoie une fin si douce! — Stefano , tu n'es plus orphelin ; voilà ton père! Merci, merci ! Léonor, Michel-Ange, grands et peuple de Florence, vous m'aurez fait une agonie splendide, et je me serai saturé de gloireavantd'expirer! (On entend tro s coups de canon.) Quel est ce bunt ?.. . (Michel-Ange se détourne. )C'es\ le vainqueur qu'on proclame? £h bien! qu'il soit heureux !

Il meurf.

ooeooesooooeeooseQoeefreoooesoooeeoeeoeeeee

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