SCENE III
Un iiuissiei pié.è.le !.« reine, qui «ni re donnant la main à G nisc. Suivent les autres perropnes.
SUÉNON, o droite de la tcène, toul-n-fait sur le devant, dans une attitude moitié: CHARNACE, à càU.V air fort dOgaqé, CHRISTINE, très-préoc-. cupée, observant Suénon pendant toute la scène; GUISE, a sa tjaude; HONALDESCM. a, f extrême tjuuche, reyardaul avec soin lu reine et Siu'uon; L'HUISSIKR . *ur les portes du milieu; LANDINI. MÉRL'LA, dan* lu pièce qui précède, paraissant de temps en temps aux deux croisées. Cour nombreuse d'Ovviciv.ns,deVxilES i d'honneur etdeVAC.v.s; quai nu Fhmmks db SURVICU, qui paraissent a ta porte de la reine à la voir de l Ml issikh, et parmi lesquelles est MARIANNE.
l'iil'ISSIEX, à la ports dit fond.
La reine !
A la porte .le la reine.
Le coucher!
I.e. li mines de service entrent, l'huissier se relire au fond. CliniSTlNB.
Messieurs, j'aurais plus lard Écoulé vos projets de chasse, où je prends part; Mais vous partez ce soir, Guise, et je veux moi- Écrire a Mazarin. [même
Gt ISE.
Vous?
MONALDKSCHI.
Ce ministre m'aime, Madame, et, sans troubler le repos de vos nuits, Vous pourriez de ce soin uie laisser les ennuis ; Mon crédit suffirait, je pense, en cette affaire.
CHRISTINE
Oui... je le crois, marquis ; mais Charnacé préfère Me devoir ce service.
CMAHNACE.
Il m'en sera plus doux.
Mais on peut refuser, madame, même à vous.
GUISE
Comment?
CHARNACÉ
Madame ignore encor mes plus grands vices! Que j'aie à leurs couvens enlevé des novices. Ou conigé, la nuit, des bourgeois indiscrets, Qui \oulaient de leur femme apprendre les sc-
Lcrets; Que j'aie enfin, du toi. sans égard pour l'usage, Sur un plomb peu loyal compromis le visage;
Cela louche, nprci tout, messieurs du pailornent, Et de leurs grands anêls ou o grâce .u'inenl. Mais j'ét.iis de la fronde, .1 la Mur, à la guerre: Le Ma/.arin lésait, cl lorsqu'il a naguère Voulu salir mon nom par un arrêt cruel, Le faquin se vengeait de quelque gai Noël, Où j'aurais pour l'état déploré la manie Qu'on a des gens de rien, toujours gens de génie.
Guisk , a Christine.
L'âge saura calmer ces vifs ressentimens. Mais d'un vrai gentilhomme il a les sentimens. Son père eut vos bontés, et je me persuade...
Christine, rapidement.
Quand Charnacé m'aida pendant son ambassade A porter le pouvoir que j'abdiquai depuis, Il s'est acquis des droits à tout ce que je puis. Je garderai son fils, qui promet d'être sage. Toutefois Mazarin recevra mon message; Rien qu'ici Charnacé soit à l'abri des lois, A l'honneur de mes gens, à lui-même je dois, Pour casser son arrêt, de beaucoup entreprendre.
monaldesciii , avec inlet.ùon.
Dans votre cabinet alors je vais me rendre.
SUÉNON, d'une voix (touffue.
Madame...
CHRISTINE, vite.
Non, marquis; Suénon suffira.
Regardant Suénon.
Sous ma dictée ici lui-même il écrira.
Bonsoir, messieurs.
G bise et Charnacé se retirent et causent avec 1rs officiers
dans I.. f 1.
MONALDESCHI
Pardon.
CHBISTINB.
Marquis!
MONALDESCHI
Je prends, madame, La liberté qu'en vain mon regard seul réclame, Puisqu'enfin ce regard n'est déjà plus compris. Un courrier m'a ce soir apporté de Paris Ces lettres qu'à vous seule il m'a dit de remettre.
Christine, avec impatience.
Oui, je les attendais.
MONALDESCHI
Je n'ai pas été mallre De remplir ce devoir aussi secrètement Qu'il le fallait.
CHRISTINE
Demain... dans un autre moment, Je les lirai... C'est bien.
MONALDESCHI , à part, pendant que tout le monde salue.
De moi l'on se d,;fie; Je v ois qu'il était temps.
T011I 'e momie se ri iin. La gardes Ju 'lui eux- memes,
CIlKISTJiNE A EONTAIiNEULEAL.
WWWWMWWWW