‹ Magasin théâtralChapitre 670 sur 1377 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

MKIUJLA., le mouchoir et le masque à la main; LANDINI, les (leur clefs à sa ceinture, et la lanterne sourde cachée; MARIANNE, un bougeoir à la main.

MARIANNE, entrant.

Ali! c'est éteint... il est bien tard; Mon père m'en voudra d'un aussi long retard.

Elle vient jusqu'à la cheminée et regarde. Dix heures...

Elle va pour sortir} Me'rula, par derrière, lui jette le mou clioirsur le visage et le masque par-dessus , et le noue. 11 la remet à Landini, <[ui lui prend les dçux mains etqu lui remet une clef et la lanterne.

MÉRULA.

Tiens-la bien, je vais ouvrir la porte.

Ilva a la porte de gauche.

Comme elle se débat !

MÉRULA, avec colère.

Que le diable t'emporte!...

L'autre clef.

LANDINI.

La voilà!... j'ai peine à la tenir.

Landini, pour remettre à Me'rula la clef , quitte une des mainsde Marianne,de façon qu'il donne la clef àMérula de la main gauche, et tient Marianne de la main droite.

MARIANNE, qui avec sa main libre a presque arraché son masque.

Au secours!...

MÉRULA, s'ëlançànt de la porte, le poignard à la

main.

Enfer!...

LANDINI, l'arrêtant, et enveloppant Marianne tout

entière de son manteau.

Grâce!...

MÉrula, avec une espèce de rugissement.

Hom!... tâchons d'en iinir.

11 lui donne, la clef.

Ouvre.

landini, qui a été ouvrir en tremblant. C'esi fait.

MÉRULA, avec mépris et colère, et jetant Marianne enveloppée sur son épaule.

Allons, pour les soins qu'elle cause Au marquis, puis à nous, c'est, ma foi, peu de chose.

Ils sortent par la porte de gauche.

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