I LA
Mon père, j'ai goùlé du fruit de la science: Votre habit m'a,jecrois, apprisledroit canon; Mais j'aime mieux lemien... que l'on l'approuve
[ ou non.
Voici ma loi, qui vaut en ce lieu, ce me semble, Plus que les lois du ciel et des hommes ensemble.
A Marianne.
Enfant, je ne suis pas un si mauvais chrétien ; Je vous ai fait du mal, je vous ferai du bien.
stant, sans un sou, j'allais partir pourRome;
un tue un chevreuil... ou l'on rencontre un
[homme; On \ il toujours. . mais vous, vousresteriez sans pain; il faiii autant qu'on peut secourir son prochain. Et puis, je n'aime pas qu'on me force à mal faire... Partag<
LE PÈRE LE BEL
Quoi! ton crime...
WÉRULA.
Eh! non pas, mon affaire.
A Marianne.
Prenez les trois quarts.
LE PÈRE LE BEL
Fuis.
MÉRULA.
Vous me ooussez à bout.
YouIcz-yous?...
le pere le bel.
Misérable !
MÉRULA.
Eh bien! je prendrai tout.
A\ ■ fureur.
Allons! cesdiamans, qu'on les donne, ou peut-être..
LE PERE LE BEL
Vous pouvez me tuer, vous en êtes le maître !
MÉRULA, son poignard à la main.
Où sont-ils? où?
LE PÈRE LE BEL
Frappez.
mérula, avec dépit.
Il ne parlera pas.
A Marianne.
Mais vous, .vous, un enfant, vo us craignez le trépas?
habianne, d'une vo h faible.
Pour un moment plus tôt faut-il qu'on le redoute?
MÉRUL v, n part.
Je la ferai parler, moi, .sans qu'elle s'en doute.
1 1 f;iii li' loui de la 1 1 ienl c plai cr en face du
père Le liel et de Marianne, qu'il exa nixio-
(«■ . i .' ■ m père Le Bel.
11.; étaient bien cachés, pour faire le cruel... Je les vois d'ici...
MARIANNE, avec un mouvement involontaire qui luifailporler les yeux du côtéoùsonl lesdiatnans. Vous?...
LE PÈRE LE BEL, s' élançant près d'elle pour prévenir /:■ mouvement.
Fixez vos yeux au ciel!
MERCI. A, aiec raye ci prit a frapper.
Malheureux!...
MARIANNE, le retenant.
Grâce !
MÉRULA.
Eh no-i !
Se parlant à lui-mrme, avec une colère qui s'anime par
Ici... là... ma fortune...
Rage! etdepuisdixansque je veux m'en faire une, La toucher, sans pouvoir. Tenez... parlez... parlez, Ou vous serez discrets plus que vous ne voulez.
11 écoule.
Malheur!...
Il e'coute de nouveau.
Encore.
MARIANNE, d'une voix de plus en plus faible. Eh bien ?
MÉRULA-
Au pied de cette roche J'entends du bruit.
LE PÈRE LE BEL, à Marianne, qui s'appuie sur lui. Hélas! personne ne s'approche.
J'écoute en vain.
MÉRULA, lespoussant du côté de la première grotte. Parbleu! je ne l'entends que trop ; À coup sûr, d'un cheval j'ai reconnu le trot. Ah! lorsque je veillais aux campagnes de Rome, Mes braves sûrement pouvaient faire leur somme ; A trois milles j'aurais reconnu l'ennemi. Entrez là.
le père le bel, à Marianne, qui se soutient à peine. Viens.
MARIANNE
Pourquoi?
LE PÈRE LE BEL
C'est peut-être un ami.
MÉRULA, s' approche encore de laporle pour écouter . Ilmonteàpied.Quediable! ou jen'ai plus d'oreille, Ou je connais ce pas.
Marianne, faisant un effort pour approcher. Si c'était...
CHRISTINE A FONTAINEBLEAU
mérula, se relevant.
A merveille !
Mon ouvrage bientôt ici sera fini ; 11 est peu de sorciers plus forts que Landini, Pourvu que l'on lui paie un peu cher sa magie ; On l'a déjà brûlé trois fois en effigie. Marianne, tombant assise près du lit de paille. Ah ! je voudrais, mon père...
LE PÈRE LE BEL
Oui, s'il vient du château, Nous saurons...
MARIANNE
Je succombe et je brûle... un peu d'eau.
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