‹ Magasin théâtralChapitre 792 sur 1377 · JUNOT · texte numérisé non relu

JUNOT

BONAPARTE. Voilà encore un de ces représ en tans du peuple.

gasparix , mt on* • Je te di< ' chais, rov".p\rte. Me voilà.

gasparin. Sais-tu que tu m

seul ici qui entende quelque ciio->. à siège ? :

BONAPARTEi Dis-tu ce que tu penses? ]

GASPABW. Oui.

BONAPARTE. Eh bien ! tu dis vrai , ci toyen représenta rit.. j

PARUS. Si j'étais le maître, je te | chargei'ais de diriger tous les travaux. . . le !

l'ai demandé , mais 1<; général en chef et

mes deux collègues s'y sont opposés ; ils

tiennent à leur plan d'attaque.

BONAPARTE. Ils ont tort.

GARPARIN. Ecoute , il y a déjà six jours que j'ai écrit au comité. — Je demande le

remplacement de Carlaux par Dugommier.

BONAPARTE. A la bonne lutine ; av< iui-là nous nous entendrons.

GASPARIN. Je L'attends de moment en moment. — Mais ils ont décidé pour nuit l'attaque du fort Faron et de Lartigues.

bonaparte. Nous y serons tous écrasés,

gasparin. Oses-tu prendre sur toi une grande responsabilité '

BONAPARTE. Je ne crains rien.

Gasparin. Tu commandes L'artillerie :

oppose-toi à ce qu'aucune pièce sorte de cette batterie. — Gagne du teins. Dugommier arrivera ; ton plan sera adopté-. — Je le crois bon. — S'il réussit , tu rai de brigade; s'il manque, lu tête tombe sur l'écbafaud.

BONAPARTE. Pas une pièce d'artillerie ne bougera de place ; je prends tout sur moi.

gasparin. Mais réponds-tu de tes hommes ?

BONAPARTE. Vois-tu cette batterie : depuis qu'elle est dressée ici , deux cents artilleurs ont été tués sur leurs canons. — Pas un seul n'y voulait faire le service ; il y a une heure que j'y ai fait mettre cet écriteau avec le titre de Batterie des hommes ur. — Junot!

LE SERGENT JUNOT, s' avançant. Citoyen commandant?

BONAPARTE. Combien d'hommes se sont fait inscrire pour cette batterie ?

JUNOT. Quatre cents environ.

BG . , à Gasparin, Tu vois si l'on

oeut compter sur ces hommes-là...

GASPARIN. Surtout commandés par toi.

— Adieu ; et souviensvtoi que je suis le premier qui ait deviné et reconnu en toile génie militaire.

BONAPARTE. Ton nom?

gasparin. Gasparin.

Bonaparte. Je ne l'oublierai pas

fûssé-je sur mon 1 t de mort.

GASPARIN. Adieu, et viv rblî-

que!

ron SPARTE: Vive la république — Adieu. {Après qu'il est parti.) Junot, as- tu reçu quelque éducation?

JUNOT. Pas trop, mon commandant

Je sais lire , écrire , un peu de mathématiques... Quant au latin et au grec...

NAPOLEON

ison\parte C'est mutile pbtir lire Vau-

ban, FolardetMontecuculli... Nous avons

urte bonne traduction de Polybe et des

nentaires de César: c'est tout ce qu il

Faut.

junot. Quant à ma famille...

60NAPARTE. Je ne m'informe jamais de cela... Je te demande, veux-tu être bon Français avec moi, — voilà tout.

JUNOT. Oui , mon commandant.

BONAPARTE. Je ne sais si je deviendrai autre chose que commandant d'artillerie. .. à tout hasard, veux-tu être mon secrétaire?

jl ^.OT. Je le veux bien.

BONAPARTE. Eh bien ! va dire à Muiron,

qui est ton capitaine, je crois que je te

i aide à lui ; — puis tu reviendras.

(Junot sort.)

Rien... le nouveau généra

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