‹ Magasin théâtralChapitre 793 sur 1377 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

ONAPARTE, ALBITTE, FRERON, DUGOMMIER.

!.. , rquésentans du peuple Albitte et F.éron 1 muent aux fond des ordres aux ranoiu.iers (]ul sont aux pièces.)

BONAPARTE , qui entend du bruit. Qui Louche à mes pièces?

alïîitte. ?Sous — qui en avons besoin ailleurs et qui les faisons transporter ou nous en avons besoin.

.parte. Citoyens repiésentans , ces pièces ne bougeront pas de là.. . — Canonmers, en batu

anacheut les pietés aux représeii,tans et les replacent.) FRERON. Tu méconnais nos ordres!

BONAPARTE. Faites votre métier de re- •ntahs du peuple , et laissez-moi faire celui d'artilleur.

fréron. Mais...

BONAPAttTE. Encore une fois ces pièces ne bougeront pas de là , je les enclouerai tôt... —D'ailleurs cette batterie est où être ; j'en r 'ponds sur ma tête.

ÈRON: Enfaiit , on la risque en déposant aux ordres des rçprésentans du peuple.

BONAPARTE. Eh bien ! elle peut tomber, mais elle ne pliera pas... Espionnez la gloire, retournez à Paris, dénoncez à la barre... c'est votre métier ; le mien est de prendre Toulon , je le prendrai , j'en jure sur mon nom !

FRÉRON. Et quel est ton nom ?

BONAPARTE. Napoléon Bonaparte.

{Le tambour bat an* champs, ov. entt'rid I de f i\r ta ficf>ii!il!<fie ' ) ALBITTE. Qli'est cela ?

BONAPARTE, uieu... rc uwtwu e« quiai'rive.

FRERON. Quel est-il?

Bonaparte. Dugoinmier.

FRERON. Eh qui te l'a dit, quand nous l'ignorons nous? Dugommier! — c'est impossible.

BONAPARTE. Ecoutez alors.

FRERON. Il vient de ce côté ; allons audevant de lui, peut-être nous cherche-t-il. Entienl !>ugo imicr et Gasparin.) BONAPARTE. Non,' c'est moi qu'il cherche.

DUGOMMiEK . Le commandant d artillerie? , , Bonaparte. Me voilà , citoyen gênerai.

DUGOMMIER. Tu es un brave jeune homme : — éloignez-vous, citoyens , nous avons à causer. . . — Gasparin m'a parlé de ton plan d'attaque... Je l'approuve entièrement. Te sens-tu la force de l'exécuter?.. S'il manque , je prends tout sur moi ; s'il réussit , je t'en laisse l'honneur.

BONAPARTE. J'en réponds.

DUGOMMIER. Donne donc tes ordres.

BONAPARTE. Nous allons attaquer.' DUGOMMIER. A l'instant. ( BONAPARTE. Canonniers, tirez une fusée de signal.

DUGOMMIER. Que vas-tu faire ?

BONAPARTE. Attendez... (Moment de silence, explosion dans Toulon, tocsin, etc.) Maintenant la ville est trop occupée de ses affaire, pour se mêler des nôtres.

DUGOMMIER. Citoyens soldats , obéisse?

aux ordres de ce commandant comme s'ilt étaient les miens.

BONAPARTE. L'armée de siège se divien quatre colonnes ; deux observeront

les forts de Malbousquet , Balaguier et l'Eguiiktte. Un autre restera en réserve pour se porter partout où il y aura du danger : c'est moi qui la commande. La quatrième aura l'honneur de marcher sous les ordres du général en chef. Le capitaine Muiron , qui connaît les localités, se portera à l'avant-garde avec un bataillon

Pendant ce tems je jetterai quelques centaines de bombes dans le Petit-Gibraltar. (Tambours.) Ah ' voilà nos voisins les Anglais qui s'éveillent. Allons, en fans, vive l'a liberté ! vive la république !

TOUT LE monde. Vive la république!

BONAPARTE. Commencez le feu.

[Les canonnUrs «ifnt : En action, chargez'.)

dugommier. Citoyens représentana , I avancez et récompensez ce jeune hoinuM si l'on était ingrat envers lui , j<

MAI.AM.N 1IIEATIVAL.

préviens qu'il s'avancerait tout seul. — ■ Allons, ciif.iiis, au pasdecharge!

TOUS LES SOLDATS. Vive la république!

DUGOMMIER. En avant! et la Marseillaise.

(Ils su! lent ions en rhantant/a Marseillaise.)

FIN DU PItKMIF.R ACT)

a cri: m.

Bcuxièmc tLablcau.

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