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SCENE IX

NAPOLÉON , puis L'ESPION.

napoléon , seul. Oh ! c'est une mer de feu ! — Faiblesse humaine ! le souffle de Dieu seul pourrait éteindre cet incendie! 0 Napoléon ! tu te crois plus qu'un homme, parce que tu couvres la moitié de la terre de tes tentes et de tes soldats ; parce qu'un

mot de toi renverse des rois et déplace des trônes. Eli bien ! te voilà faible , sans pouvoir, en l'ace de l'incendie. Cliaque pied •Je terrain qu'il gagne te dévore un empire, Napoléon! Napoléon !.... Eh bien! essaie la puissance, ordonne à ce feu de s'éteindre, à cet incendie de reculer, et s'ils obéissent, tu es plus qu'un homme , iv es piesqu'un dieu. — Oh! mes plus belles provinces pour Moscou. Rome, Naples , Elorence , mon Italie tout entière , je pourrai la reprendre; mais Moscou, Moscou, jamais !

l'espion , se précipitant. Sire , au nom du ciel! Sire' , le Kremlin est miné! mon Dieu! les escaliers craquent, les portes s'embrasent. Vous êtes sous un ciel de feu, sur une terre de feu , entre deux murailles de feu.

napoléon. Moscou! Moscou !

L'ESPION , se tournant vers la porte. Grenadiers , à moi, à l'empereur! sauvez l'empereur. Par ici , par ici ; il ne veut pas sortir, et le Kremlin est miné.

(Lts grenadiers entrent.) WPOLÉON, retenant à lui, avec calme.

Soldats, détachez la croix d'or du grand Iwan; — elle ira bien au dôme des Invalides.

( Il sort. — Le théâtre change.)

huitième tableau.

Une masure sur les bords de la Bérésina.

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